Quel mix électrique pour la France en 2023 selon le gouvernement ?

Le ministère de l’Environnement a publié, avec 10 mois de retard, la programmation pluriannuelle de l’énergie. Elle est censée être le mode d’emploi pour faire respecter sur la loi de transition énergétique. En matière d’électricité, si le texte est très précis en matière de renouvelables, il reste plus flou en matière de nucléaire. 

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Quel mix électrique pour la France en 2023 selon le gouvernement ?

Le 28 octobre, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a été publiée dans le journal officiel. Cette véritable feuille de route de la transition énergétique était très attendue. Elle devait en effet paraitre juste avant la COP21 à Paris en décembre 2015, mais le texte a pris énormément de retard, le gouvernement peinant en particulier à donner une direction claire en matière de nucléaire.

Cette première PPE donne les objectifs sur la période 2015-2018 et anticipe les développements pour la période 2018-2023. Sur le volet énergétique, cette PPE s’inscrit dans les objectifs à long terme de diminuer la consommation finale d’énergie de 12 % en 2023 et de 50 % en 2050. Elle vise aussi à amener la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie à 23 % en 2020 et 32 % en 2030. Pour y parvenir, la PPE prévoit de passer de 41 GW de capacités électriques renouvelées en 2014 à 71-78 GW en 2023.

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Moins de précisions sur le nucléaire

L’autre grand objectif de la loi de transition énergétique vise à faire à diminuer le rôle du nucléaire dans le paysage français. Mais la PPE reste plus vague sur les moyens d’y parvenir. Le texte réaffirme la fermeture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) et assure que sera "publié en 2016 le décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter des deux réacteurs". En revanche, la fermeture effective, imaginée un temps avant la fin du quinquennat est reportée à après l’élection présidentielle de 2017, au risque d’être remise en cause par un changement de majorité.

Quant à la promesse présidentielle de ramener la part du nucléaire dans le mix électrique de 75 à 50 % en 2025, la PPE ne donne pas non plus de feuille de route précise. "Dans cette hypothèse, la réduction de la production annuelle d’électricité d’origine nucléaire réalisée en 2023 se situe entre 10 TWh et 65 TWh. Cette réduction sera le résultat de la fermeture de la centrale de Fessenheim et de plusieurs paramètres", à savoir la disponibilité des réacteurs, leur prolongation de durée de vie ou non, la rapidité du développement des renouvelables et de l’efficacité énergétique.


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