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L'Usine Auto

Quel impact pour PSA d’une sortie du CAC 40 ?

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

Le cours de bourse du constructeur automobile PSA pourrait pâtir de son éjection de l'indice CAC 40. Mais pas forcément à long terme.

Quel impact pour PSA d’une sortie du CAC 40 ? © D.R.

Sommaire du dossier

La sortie du CAC 40 sera-t-elle le dernier coup de grâce porté au groupe français en pleine tourmente ? Selon un rapport d’Exane BNP Paribas, PSA Peugeot Citroën pourrait en effet ne plus faire partie des quarante premières valeurs de la bourse de Paris à partir du mois prochain. En cause, la chute astronomique de sa capitalisation boursière. PSA a en effet perdu plus de 70 % de sa valeur depuis le début 2011.

Ejecté de l’indice phare du marché parisien, l’action PSA perdrait alors fortement en visibilité pour les investisseurs. Notamment auprès des fonds spécialisés dans les valeurs du CAC 40.

"La sortie du CAC 40 peut avoir un effet négatif mécanique sur le cours de l’entreprise", estime Eric D’Aillières, le directeur général de la société de gestion Invest Securities. "Une partie des investisseurs, dont les produits s’appuient sur les valeurs du CAC 40, n’ont en effet plus de raison de posséder ces titres."

De même, les intervenants étant plus nombreux sur les valeurs du CAC 40, la relégation dans les indices inférieurs peut aussi engendrer un effet négatif sur la liquidité du titre. Sans compter l’impact, plus difficilement quantifiable, sur l’image de marque de l’entreprise qui ne peut plus se targuer de faire partie du club très fermé des plus grandes entreprises françaises.

Ces effets négatifs ne durent toutefois pas forcément très longtemps. Des entreprises comme Thales, sorti du CAC 40 en 2006, et Casino, en 2005, ont vu leur cours de bourse repartir à la hausse peu de temps après leur éjection.

"Les effets négatifs peuvent être compensés par la valeur objective du bien", remarque Eric D’Aillières. Les fonds indexés sur le CAC 40 peuvent en effet avoir tendance à surreprésenter les valeurs les plus performantes du CAC 40 dans leur portefeuille (LVMH, Pernod-Ricard, etc.), au détriment des plus faibles (PSA, Alcatel-Lucent, etc.). Avec pour effet d’accentuer la chute de ces dernières.

Le fait de sortir du CAC 40, pour une entreprise comme PSA dont la capitalisation a chuté, peut donc lui permettre de se détacher de l’influence des grosses valorisations. Et de retrouver des couleurs, si elle arrive à retrouver la confiance des investisseurs.

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1 commentaire

Nom profil

22/08/2012 - 10h45 -

« Quand on change de niveau de vie, on change d’amis » peut s’appliquer à une entreprise…
La pression simili-paparaziesque du CAC40 n’est pas forcément recherchée par tout le monde : le calme de la capitalisation « discrète » - sans parler du confort de ne pas être coté en bourse du tout ! – sont aussi appréciés pour se ressourcer ou affiner sa stratégie, sans subir la pression « des stars ». La bourse ne donne pas la valeur globale de votre entreprise, encore moins sur les 10 prochaines années, elle donne une valeur « de cœur » instantanée.
PSA (je veux dire Peugeot - Citroën, Panhard, etc. étant des marques du groupe) n’est pas un terminé, loin s’en faut : oui sa valeur objective est grande. Ses moteurs se vendent très bien aux autres constructeurs, Citroën a une gamme magnifique et la qualité est au rendez-vous. Mais cela s’entretient : il ne faut jamais se croire définitivement assis. Ainsi, par exemple, l’hybride a couté cher en investissement et son prix de revient est peu adapté à la crise (en gros il y a 2 moteurs par véhicule). Aussi, le design rigide et peu signifiant de certains modèles, le confort parfois « peu français » du bas de gamme (si ces mots sont durs, c’est pour remuer PSA qui est capable de faire beaucoup mieux) est-il vraiment adapté, disons, au moins, au marché européen ? Ne manque-t-il pas une transmission intégrale, etc. dans la gamme ? Un spécialiste de la mécanique comme PSA doit s’intéresser à tous ces domaines, qui font la fortune de ses concurrents germaniques, aidés par des organismes de recherche performants et pertinents. Ces derniers ont cruellement manqué à la France, toutes les opinions de notre pays – les investisseurs en particulier- ayant classé l’ingénierie mécanique dans les domaines moribonds, ce qui est une erreur. J’espère qu’elle est rattrapable, grâce à notre potentiel inventif…
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