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L'Usine de l'Energie

Quel est le plan de Ségolène Royal pour l'avenir énergétique de la France ?

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Le 8 mars, la ministre Ségolène Royal dévoilera la feuille de route de la France pour équilibrer les productions nucléaire et renouvelable. Une version préliminaire du Plan de programmation pluriannuelle de l'Energie (PPE) vient d'être diffusée sur Twitter.

Quel est le plan de Ségolène Royal pour l'avenir énergétique de la France ?

La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a annoncé que le plan de programmation pluriannuelle de l’Energie (PPE), prévu dans la loi de transition énergétique, serait rendu public le 8 mars prochain. Mais ce jeudi 3 mars, l’avocat spécialiste du droit de l’environnement, Arnaud Gossement, a publié sur Twitter quelques extraits de la dernière version du projet.


Sur les renouvelables, le document fait état d’une croissance de plus de 50 % de la capacité en 2023. Ainsi, la puissance installée en France passerait de 40 GW en 2014 à 74 GW dans l’estimation la plus haute. Les deux principaux contributeurs seront bien sûr l’éolien et le photovoltaïque avec respectivement 23,3GW et 20,2GW en 2023, contre 9,3 GW et 5,4 GW en 2014. On compte aussi 3 GW d’éolien en mer et 100 MW d’énergies marines, - certains projets sont déjà lancés - mais qu’il faudra délivrer sous sept ans. Le document évoque "un scénario ambitieux mais réaliste".

 

 

 

Pas de fermetures prévues

En ce qui concerne le nucléaire, le document réaffirme l’engagement de "la baisse de la part du nucléaire dans la production d’électricité vers l’objectif de 50 % de la loi".

Cependant, la PPE acte que la trajectoire à prendre est très dépendante de l’évolution de la consommation et des exportations d’électricité.

Pour l’instant, aucun calendrier de fermetures des réacteurs existants (hors Fessenheim dans le Haut-Rhin) n'est proposé, ce qui risque de décevoir fortement les associations écologiques.

 

 

Au contraire, le gouvernement prévoit la possibilité de prolonger une partie des réacteurs nucléaires, comme l’avait annoncé la ministre Ségolène Royal. Mais aucune décision ne sera prise avant 2019 quand l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) donnera son avis technique sur les travaux à réaliser pour obtenir l’autorisation de prolongation.

 

 

40 % du parc prolongé

Pour l’heure, dans le document de travail, le ministère de l’Environnement demande donc à EDF "d’engager, au cours de la première période de la PPE (2016-2019), les investissements pour préparer une première tranche de 25 GW de prolongations (40 % du parc)". Il est précisé que "la prolongation d’une partie du parc nucléaire français existant est une opportunité économique pour les consommateurs d’électricité".

EDF, de son côté, est déjà engagé dans le grand carénage, un plan de 51 milliards d’euros d’ici 2025, qui comprend le remplacement de gros composants, les dispositions post-Fukushima et la prolongation des réacteurs. L’électricien veut étendre la durée de vie de 56 réacteurs (l’ensemble du parc moins la centrale de Fessenheim) de 10 à 20 ans.

Ludovic Dupin

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