Quechen Silicon Chemical choisit Fos-sur-Mer pour sa future usine de silice

Le contrat définitif actant l’implantation à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) de l’industriel chinois Quechen Silicon Chemical devra être signé avant le 30 avril 2018 pour la réalisation d’un investissement de 100 millions d’euros et 130 emplois pour la production de silice pour "pneus verts". Fos a réussi à écarter ses concurrents européens.

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Quechen Silicon Chemical choisit Fos-sur-Mer pour sa future usine de silice
Fos-sur-Mer Port

Deux ans que les acteurs locaux institutionnels et privés se battaient ensemble pour concrétiser cette implantation en Provence. Le 9 janvier 2018, à l’occasion du séjour d’Emmanuel Macron en Chine un accord a été officiellement signé pour l’arrivée à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) de Quechen Silicon Chemical International Development Company Limited, numéro trois mondial de la production de silice à haute dispersion (HDS) pour "pneus verts".

Le groupe chinois a confirmé le lancement de la phase finale de négociation en exclusivité avec le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM), le groupe chimique Kem One avec lequel une collaboration étroite est annoncée et l’agence de développement économique Provence Promotion qui défendait les intérêts du territoire.

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Le projet de 100 millions d'euros comprend la construction d’une unité de fabrication d’une capacité annuelle de 90 000 tonnes par an de silice HDS, des matières premières associées et d’un centre de recherche-développement appelés à générer 130 emplois.

Arguments déterminants

Les semaines à venir seront consacrées à l’élaboration des contrats définitifs et aux modalités concrètes de l’arrivée de l’unité. De là, suivront environ 18 mois d’études et de procédures administratives, un an de construction et six mois d’équipement des installations. Les premières productions devraient sortir de l'usine en 2021. Pour le GPMM, c’est la perspective d’un trafic supplémentaire évalué à 400 000 tonnes par an. Désireux de se déployer en Europe pour se rapprocher des grands industriels du pneumatique, Quechen avait exploré les potentialités de 28 sites puis ciblé son choix entre deux plates-formes, Rotterdam et Fos-sur-Mer, qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour emporter la mise. "La durabilité et la disponibilité des ressources foncières, énergétiques et logistiques de Fos se sont au final révélées les arguments les plus porteurs auprès d’un industriel qui affirme sa volonté de vraiment s’ancrer dans le paysage industriel provençal" explique Philippe Stefanini, directeur général de Provence Promotion.

Stratégie collective

Déterminés à ne pas renouveler les erreurs stratégiques d’un précédent dossier manqué (Hexcel, dans la fibre de carbone, qui avait préféré la plate-forme de Roussillon dans l’Isère), collectivités territoriales (Métropole Aix-Marseille Provence, Région Provence Alpes-Côte d’Azur), GPMM, CCI Marseille Provence et entrepreneurs locaux ont parlé d’une même voix cette fois aux côtés de l’Etat et de Business France. Marseille a su aussi promouvoir sa capacité à devenir l’un des points d’attraction de la "Belt & Road Initiative", nouvelle "Route de la Soie" voulue par l’Etat chinois pour accélérer et renforcer ses coopérations internationales industrielles et commerciales.

"Le choix de Quechen nous encourage à pousser plus loin notre démarche d’accueil d’investisseurs chinois, d’autant plus qu’ils perçoivent Marseille comme un "hub" vers l’Afrique, explique Didier Parakian, vice-président de la métropole Aix-Marseille-Provence. Mais nous allons aussi nous appuyer sur les relations instaurées depuis deux ans pour que le savoir-faire des entreprises françaises voit s’ouvrir plus grand les portes du marché chinois".

Quechen siège à Wuxi, dans la province de Jiangsu. L’usine de Fos devrait devenir l’une des plus importantes au monde dans la production de silice HDS pour des pneus basse consommation, plus résistants et écologiques.

Président de la CCI Marseille Provence, Jean-Luc Chauvin perçoit l’arrivée de l’industriel comme le "déclencheur" de la mise en œuvre effective de la plate-forme industrielle PIICTO sur 1 200 hectares à Fos-sur-Mer (dont 700 disponibles) où le projet de réseau de vapeur mutualisé, annoncé depuis 2014, tarde à se concrétiser, mais où GRT Gaz a posé en décembre la première pierre de son projet Jupiter 1000 de "Power to Gas". "Avec son unité, Quechen confirme et conforte la capacité de la Provence à attirer de grands projets industriels. Nous devons rapidement lever toutes les difficultés pour que d’autres suivent, chinois ou autres". Un point de vue partagé par Business France pour qui, "cet investissement a vocation à jouer un rôle de vitrine vis-à-vis d’autres industriels chinois".

Jean-Christophe Barla

JEAN-CHRISTOPHE BARLA

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