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L'Usine Matières premières

Quatre motifs de satisfaction et une inquiétude dans la filière matières plastiques

Laurent Rousselle , , ,

Publié le

En France comme dans le reste du monde, la demande de plastiques reste soutenue, tirée par l'automobile et les appareils électriques et électroniques. Pour autant, des menaces liées aux mesures environnementales se profilent à l'horizon, alertait l'Association européenne des producteurs de matières plastiques PlasticsEurope en présentant la situation de la filière lors de son rendez-vous annuel mardi 19 juin à Paris.

Quatre motifs de satisfaction et une inquiétude dans la filière matières plastiques
Hervé Millet, directeur des affaires techniques et réglementaires de PlasticsEurope a commenté les chiffres de l'industrie des plastiques.
© Laurent Rousselle

L’industrie des plastiques se porte bien. Estimée à 3,9% par PlasticsEurope, la croissance de la production mondiale en 2017 se situe à un niveau quasi équivalent à celui enregistré en 2016 (4%). Les secteurs qui tirent la consommation sont l’automobile d’une part et les équipements électriques et électroniques d’autre part. "La demande de ce dernier secteur a quasi doublé entre 2015 et l’an dernier", indique Hervé Millet, directeur des affaires techniques et réglementaires de PlasticsEurope.

La demande de PET explose

Cinq matières plastiques représentent les deux tiers des 348 millions de tonnes de la consommation mondiale. En première place, les polyoléphines sont les résines les plus consommées parmi les thermoplastiques, qui représentent 80% de la demande, le solde correspondant aux "thermodurcissables et autres". Face aux polymères techniques (7,8%), les polyéthylène et polypropylène  constituent respectivement 27% et 19% de la demande mondiale, loin devant le PVC (13%), le polystyrène (PS, 5,7%) et les 6,3% de polytéréphtalate d’éthylène (PET). Ce polymère est pourtant celui dont la demande évolue le plus. PlasticsEurope indique qu’entre 1990 et 2017, ce dernier est passé de 1,7 million de tonnes à 21,8 Mt, porté essentiellement par le marché de l’emballage.

Les 4 résines qui profitent de la bonne santé de l'emballage en France

Ce secteur est d’ailleurs le premier consommateur de plastique dans l'hexagone. Il représente 45,5% des 5 millions de tonnes de polymères consommés. Une augmentation de 4% par rapport à 2016. Toutes résines confondues, la part du PET (9,4%) est aussi supérieure à celle enregistrée en Europe (7,4%). Un chiffre qui s’explique notamment par la forte activité de production de bouteille d’eau. Le polyéthylène à basse densité et haute densité ainsi que le polypropylène constituent les trois autres résines incontournables utilisées par les fabricants d’emballage.

Des plastiques symboles de la bonne santé industrielle

Avec l’emballage, les secteurs de la construction (18,7%) et de l’automobile (10%), constituent le trio de tête des secteurs les plus consommateurs de plastiques, juste devant la production de produits électroniques. Ainsi, en 2017, les indices de la production et de la transformation des plastiques ont été estimés à +7,8% dans le premier cas et à +4,5% dans le second. "Le signe que l’industrie a regagné en compétitivité", veut croire Hervé Millet.

Menaces sur l’industrie des plastiques

Pour autant tout n’est pas rose. Malgré cette bonne santé affichée, l’industrie redoute les effets négatifs de sa mauvaise image auprès des pouvoirs publics et des citoyens. Accusés de polluer et/ou d’intoxiquer, les plastiques sont régulièrement attaqués. La Commission européenne a récemment proposé de réglementer certains produits plastiques à usage unique. Dans le viseur, les cotons-tiges, couverts et assiettes, pailles, touillettes et autre tiges de ballons pourraient être interdits prochainement. En outre, la quantité de contenants alimentaires pour consommation nomade et les gobelets pourraient se voir assigner des objectifs de réduction.

"Des mesures contestables", selon Hervé Millet, qui considère que le problème se situe plutôt du côté du consommateur et d'une gestion "pas suffisamment performante" de la collecte des déchets. "Il faut davantage informer le citoyen sur le bon geste", affirme le porte-parole de l’organisation avant d’ajouter : "entre un coton tige en plastique et un second dans un autre matériau, il n’y a qu’un problème de comportement", résume Hervé Millet qui regrette aussi "les initiatives discriminatoires et non fondées menées en France", soulignant "des amalgames, des erreurs et des idées reçues" qui nourrissent le feu d’action politique et sociétale. Et de citer la proposition d’amendement de la loi Elan, qui a cherché à interdire les portes-fenêtres en PVC, considérant - à tort, dit-il - la présence systématique de perturbateurs endocriniens.

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