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Quatre gros dossiers Défense en attente pour Gérard Longuet

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La passation de pouvoir entre le nouveau ministre de la Défense, Gérard Longuet, et son prédécesseur, Alain Juppé, était prévue ce mardi matin, 10h30, à Paris. Sur le bureau du nouveau ministre, quatre sujets phares : le Rafale, le Mistral, le Predator et la loi de programmation militaire.

Quatre gros dossiers Défense en attente pour Gérard Longuet © Dassault Aviation - F. Robineau

En s'installant à l'hôtel de Brienne, siège du ministère à Paris, Gérard Longuet hérite d'un lieu de travail prestigieux, mais aussi de sujets pour le moins importants en terme de contrats industriels.

Le plus emblématique et médiatique peut-être, est celui du Rafale. L'avion de Dassault n'a pas encore réussi à trouver preneur à l'étranger. Exporter le Rafale aux Emirats arabes unis (60 exemplaires en jeu) ou au Brésil (36 x 3 exemplaires prévus) constitue donc un défi d'envergure.

Au Brésil, on n'attend plus de décision maintenant avant fin 2011, voire 2012.  Quant aux Emirats arabes unis, la situation géostratégique dans les pays arabes pourrait retarder le processus de décision, suspendu à un accord sur le financement des améliorations réclamés. L'Inde, avec un appel d'offres en cours pour 126 chasseurs, pourrait constituer éventuellement une nouvelle opportunité.

Dans les airs toujours, plane aussi la question d'un éventuel achat de drones américains Predator. La France est très en retard sur les Etats-Unis concernant le développement de ces avions sans pilote. A tel point que la possibilité d'acheter des drones américains a été examinée par le ministère de la Défense.

Reste que la récente décision du Pentagone, sur les avions ravitailleurs au profit de Boeing et au détriment d'Airbus, modifie quelque peu les choses. Il est fort probable alors que Gérard Longuet soit plus réservé sur l'achat de matériel américain. D'autant que la DGA a deux autres possibilités : l'offre d'EADS avec une version modernisée du Harfang et celle de Dassault-Thales.

En mer, c'est sur le Mistral que Gérard Longuet devra peser de tout son poids. Il s'agit dans ce cas précis de conclure le contrat définitif avec la Russie pour la vente de quatre Bâtiment de projection et de commandement (BPC) de la classe Mistral.

Un accord gouvernemental a bien été annoncé début février à Saint-Nazaire par Nicolas Sarkozy, mais il reste à définir les modalités du futur contrat. Financement, partage industriel, transferts de technologie : tous ces points sont cruciaux, et ont provoqué des réactions fortes de la part de certains membres de l'Otan. Vendre des technologies à la Russie n'est pas vu forcément d'un très bon œil.

Enfin, autre dossier, plus transversal celui-là : le respect de la loi de programmation militaire 2009-2014. Avec cette loi, il est prévu notamment de consacrer 3,5 à 4 milliards d'euros à l'équipement des forces armées. Des augmentations de salaire ont également été promises. Les contraintes budgétaires rendent complexes la réalisation de ces objectifs. Un beau casse-tête pour la Défense, quel que soit le ministre.

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1 commentaire

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01/03/2011 - 10h18 -

A cet égard, un recours encadré et réfléchi à l'externalisation permettrait de dégager des marges de manoeuvre budgétaires parfois substantielles tout en préservant le coeur de métier des armées et en concourant à l'amélioration des conditions d'exercice de certaines des missions de service public qui leur sont dévolues.
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