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L'Usine Aéro

Quatre expériences proposées par des étudiants accompagneront Thomas Pesquet sur la Station spatiale internationale

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

En 2021, l'astronaute Thomas Pesquet partira à nouveau en mission à bord de la Station spatiale internationale. Il emportera avec lui plusieurs projets d'expériences pensées par des étudiants de l'enseignement supérieur. 

Ces projets d'étudiants accompagneront Thomas Pesquet sur l'ISS
Equipe du département de Mesures Physiques de l'IUT de l'Université de Toulouse III autour de Frédérique Vidal, Jean-Yves Le Gall et Thomas Pesquet.
© Département Mesures Physiques de l'IUT de l'Université de Toulouse III Paul Sabatier

Faire pousser des plantes dans l'espace, étudier les caractéristiques des ondes en apesanteur...Pour accompagner la prochaine mission de Thomas Pesquet sur la Station spatiale internationale (ISS), Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et le Cnes, ont voulu donner leur chance à des étudiants. Ils ont lancé le concours Génération ISS pour sélectionner les meilleures expériences qui partiront à bord de la station. 

Quatre lauréats ont été annoncés le 18 juin 2019. Ils ont été sélectionnés parmi 83 dossiers déposés. Les projets devront être livrés en juillet 2020 pour un départ sur l’ISS début 2021. Pour être prêts, ils sont accompagnés par le Centre d’aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales (CADMOS).

Parmi les gagnants, l’Université Toulouse III Paul Sabatier est particulièrement représentée. L’IUT de Mesures Physiques a proposé plusieurs projets dont deux ont été sélectionnés. Le premier s’intitule "Figure de Chladni". Les figures de Chladni sont des formes en grains de sable, ou sel, qui se constituent sur une plaque vibrante : les particules se déposent naturellement là où les ondes présentent le moins de pression. "Nous proposons de faire la même chose en 3D dans une boîte avec des petites billes noires mises en mouvement par des émetteurs d’ultrason", explique à L’Usine Nouvelle François Forme, chef de département Mesures Physiques de l’IUT. Cette formation en 3D peut se réaliser seulement dans un lieu en apesanteur. En variant le type d’ultrason, les billes noires réalisent des formes différentes. Cette petite boîte sera placée au sein de l’ISS. L’expérience à une fonction pédagogique : "illustrer le phénomène d’onde qui est mal compris car les ondes ne se voient pas".

 

 

Figure de Chladni formée par du sable 

L’autre idée pensée par la même équipe est un projet de plateforme extensible rassemblant plusieurs expériences de l’IUT. Les élèves ont proposé au Cnes de choisir plusieurs petites expériences à rassembler sur cette plateforme : un pendule de Foucault, une expérience de diffusion de goutte en absence de pesanteur...Ces expériences de la plateforme seront gérées par une interface commune composée d’une carte électronique Arduino reliée à un écran LCD, lui-même fixé à la plateforme. La boîte sera aussi éclairée par des LED. "Actuellement, cinq prototypes de plateformes sont en cours de réalisation en fonction des caractéristiques propres à chaque expérience", explique l’IUT. Génération ISS doit encore faire le choix des expériences à envoyer dans l’espace. 

Des idées plus sensibles

Les deux autres projets sélectionnés sont plus poétiques. Intitulées "Groot" et "La rose du Petit Prince", ces deux expériences sont amenées à être fusionnées avant d’être envoyés sur l’ISS, mais elles ont d’abord été sélectionnées individuellement. "Nous avons proposé de faire fleurir deux tulipes en même temps, l’une sur Terre, l’autre sur l’ISS", explique Flavie Simon-Barboux de l’Ecole du design de Nantes pour le projet Groot. Le manque de lumière et l’apesanteur sont les deux problèmes majeurs pour que la plante pousse dans l’espace. Des LED particulières entourent donc la plante, un système d’arrosage à pipette a été développé et la terre est confinée dans un sac hermétique. Autre particularité du projet : les plantes sont entourées d’un tube en plastique transparent se déployant au fur et à mesure que la plante pousse. Sur ce tube, ont aussi été notés des messages, qui se dévoilent au rythme de la progression de la plante. Messages qui se répondent entre le pot de fleur terrestre et spatial.

 

 

Image de synthèse de la tulipe de Groot poussant dans son tube transparent. 

Le projet de "La rose du Petit Prince" a aussi pour ambition d’emmener une fleur à bord de l’ISS : "une belle rose rouge à l’image de celle que le Petit Prince transporte avec lui afin d’expérimenter trois de ses principales caractéristiques : sa beauté, son parfum et sa forme", explique une autre équipe de l’Université Toulouse III Paul Sabatier. L’objectif est esthétique, mais l'expérience permettra aussi d’étudier la perception des parfums et de la forme dans l’espace. "Ce sont des projets pédagogiques, sensibles, humains et récréatifs", qualifie Flavie Simon-Barboux.

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