Economie

Quatre candidats officiels à la reprise de Cauval

, , , ,

Publié le

Deux groupes industriels et deux fonds d’investissement sont officiellement candidats à la reprise du groupe d’ameublement Cauval de Torcy (Seine-et-Marne).

Quatre candidats officiels à la reprise de Cauval © Dunlopillo

Quatre candidats restent en lice après la remise, le 11 mai à minuit auprès du tribunal de commerce de Meaux, des offres pour la reprise du groupe Cauval de Torcy (Seine-et-Marne), placé en redressement judiciaire le 29 février 2016.

Pour se porter acquéreur du fabricant de meubles et de matelas, propriétaire des marques Dunlopillo, Simmons ou Treca, deux industriels, le Portugais Aquinos, fournisseur entre autres d’Ikea et le Sud-Africain Steinhoff, par ailleurs, propriétaire de l’enseigne Conforama, sont en course face à deux fonds d’investissement : Perceva et Verdoso.

Steinhoff limite son offre à la seule activité literie du groupe Cauval et reprendrait 971 salariés dans six usines à Limay et Mantes-la-Jolie (Yvelines), Saint-Amand (Nord), Mer (Loir-et-Cher), Fougères (Ille-et-Vilaine), Reichshoffen (Bas-Rhin).

Le site de Bar-sur-Aube (Aube), spécialisé dans les canapés et qui emploient environ 400 personnes, ne serait pas repris. Pour autant le groupe sud-africain s’engage à abonder à hauteur de deux millions un fond de reclassement ainsi qu’à proposer des emplois dans les magasins Conforama de la région

Aquinos mieux disant social

"Steinhoff ne voit l’activité canapé s’améliorer dans les années à venir mais mise, en revanche, sur la croissance du marché de la literie en France.  Aussi, il veut sa propre usine car il considère que le client ne veut plus attendre son matelas. Steinhoff veut aussi vendre dans d’autres enseignes que Conforama afin de développer les marques", explique un représentant cégétiste du personnel de l’usine  Dunlopillo de Mantes-la-Jolie.

Aquinos déploie, pour sa part, une offre globale et serait le mieux-disant social. Le groupe lusitanien annonce, en effet, vouloir conserver 1 450 salariés. Il espère, si les objectifs de son business plan sont atteints, y ajouter environ 130 embauches d’ici deux à trois ans avec priorité de réembauche.

"Le groupe Aquinos investira 30 millions d’euros en capital et quasi-capital. Il a par ailleurs obtenu une ligne de crédit (factor) de 65 millions d’euros qui sera mise à disposition de Cauval", précise un communiqué de la société.

Aquinos se prévaut d’un accord avec Simmons "pour poursuivre et développer les licences Simmons si le groupe est choisi comme repreneur", poursuit le communiqué.

Une situation avantageuse pour les salariés

Le fond Perceva, propriétaire par ailleurs de Monceau Fleurs et de Dalloyau, fait, lui aussi, une offre globale et reprendrait sept des établissements  du groupe, soit 1 445 salariés sur 1 661 salariés. Le fond d’investissement a confirmé vouloir investir 70 millions d'euros dont 40 millions d'euros en fonds propres. Il a également signé un partenariat avec Simmons

Enfin Verdoso reprendrait lui aussi tous les établissements du groupe mais en réduisant les effectifs de chacun d’entre eux pour ne garder que quelque 1 300 salariés.

"Par rapport au mois de janvier quand le groupe était au bord de la banqueroute la situation d’aujourd’hui avec autant de gens qui s’intéressent à nous est inespérée", poursuit le porte-parole de la CGT de Dunlopillo.

Le tribunal de commerce examinera les offres le 17 mai 2016.

Patrick Désavie en Île-de-France

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte