Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Matières premières

Quand Veolia balaie des métaux précieux sur nos trottoirs

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Depuis un an, le spécialiste français des services à l’environnement récupère dans les poussières de rue de la ville anglaise de Ling Hall des métaux précieux et rares issus des pots catalytiques. Un procédé, maitrisé seulement par Veolia, que le groupe espère implanter dans d’autres pays européens à l’avenir.

Quand Veolia balaie des métaux précieux sur nos trottoirs © Wikimedia commons

Comme Antoine Frérot, le PDG de Veolia, aime à le rappeler : "Les principales mines du 21ème siècle sont les déchets des pays industrialisés." On pense bien sûr aux poubelles des villes et aux déchets des usines. Mais à Ling Hall, dans le Warwickshire, Veolia n’a même pas à trier les poubelles pour trouver des ressources, il lui suffit presque de se baisser pour ramasser de l’or. "Les rues sont des mines à ciel ouvert", assure Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia Royaume-Uni et Irlande. Le spécialiste mondial des services à l’environnement récupère, à même le trottoir, du platine (l’un des métaux les plus rares au monde), du palladium et du rhodium. Pas de grande technologie déployée, c’est le service de nettoyage et de balayage des rues qui fait la collecte. L’origine de ces métaux : les émissions des pots d’échappement catalytiques qui se mélangent aux poussières urbaines.

Procédé maîtrisé par Veolia uniquement

Depuis un an, Veolia a ouvert une usine de traitement de ces poussières, un investissement de 3 millions de livres (environ 3,8 millions d’euros). Par des traitements de flottaison et de courants de Foucault, le site industriel récupère environ 90 % des métaux précieux contenus dans les poussières collectées. Le procédé a été entièrement développé par la société française et elle affirme être la seule à le maîtriser. Aujourd’hui, cela représente une valorisation d’environ 100 000 livres par an (130 000 euros). Ce gain permet à Veolia de diminuer le prix de sa prestation de nettoyage à la ville en l’exonérant d’une partie des coûts de mise en décharge, qui sont élevés au Royaume-Uni.

Un déploiement en France

L’ambition d’Estelle Brachlianoff est de construire dix usines sur ce modèle dans le pays. Cela permettrait de récupérer environ 1,5 tonne de platine, 1,3 tonne de palladium et 800 kilogrammes de rhodium par an pour un montant d’1 million de livres (1,3 million d’euros). Chez Veolia, on réfléchit à l’opportunité de construire de telles usines dans d’autres pays. Pour qu’elles soient rentables, explique Estelle Brachlianoff, il faut que le coût local de mise en décharge soit suffisamment élevé, entre 80 et 100 euros la tonne. Dans ce cadre, "la France aurait un potentiel d’installation", affirme-t-elle.

Ludovic Dupin

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

1000 INDICES DE REFERENCE

  • Vous avez besoin de mener une veille sur l'évolution des cours des matières, la conjoncture et les coûts des facteurs de production
  • Vous êtes acheteur ou vendeur de produits indexés sur les prix des matières premières
  • Vous êtes émetteur de déchets valorisables

Suivez en temps réel nos 1000 indices - coût des facteurs de production, prix des métaux, des plastiques, des matières recyclées... - et paramétrez vos alertes personnalisées sur Indices&Cotations.

 

LES DOSSIERS MATIERES

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle