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Quand un livre ressuscite la joie d'avoir une Pontiac dans les 50's

Christophe Bys

Publié le

Les éditions Textuel publient un album compilant des photos venues des Etats-Unis. C'est l'image d'une Amérique encore innocente, se réouissant d'avoir une automobile et une maison, le confort et la modernité pour tous. Un témoignage émouvant d'un monde englouti. 

Quand un livre ressuscite la joie d'avoir une Pontiac dans les 50's © éditions Textuel

C’est un drôle de livre que celui que publient les éditions Textuel. Intitulé Americandream (en un mot), il est consacré à la place de l’automobile dans la mythologie des Etats-Unis dans les années 50-60, au siècle dernier. C’est l’heure de gloire des majestueues Pontiac.

L’idée de cet album est née un peu par hasard, quand Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf, les auteurs, ont découvert au salon des vieux papiers, une boîte contenant une dizaine de photographies carrées sur le même sujet : un couple, le plus souvent, pose devant sa maison aux côtés de sa voiture. Soit la mythologie des Etats-Unis du rock and roll, rappelé récemment lors de la mort de Chuck Berry. Ou celle des Mad Men sublimés par la série de Matthew Wiener, en une version plus urabine. Ou plus mythique encore, c’est le moment James Dean qui incarne à lui seul tout ce que représente la voiture à l’époque : objet de désir et de liberté, d’émancipation (on pense à la fureur de vivre) qui mène à l’accident terrible qui emporte le comédien a, à peine âgé de 25 ans.

 

Une joie innocente

Page après page de cet album qui comprend une centaine de photos, il y a quelque chose de très troublant à observer ces visages à la fois étrangers et proches. Etranger car évidemment nous ne connaissons aucune de ces personnes, n’avons jamais entendu l’anecdote du papi ou de la mami qui pose fièrement devant sa Studebaker ou sa Pontiac.

Familières, car nous avons vu de semblables photos dans nos propres familles. Celle d’une époque où l’automobile rimait encore avec liberté, loin des polémiques sur la pollution ou l’encombrement urbain. Posséder une voiture c’était devenir en quelque sorte un homme libre (parfois une femme mais c’était plus rare), c’était s’inscrire dans le monde moderne, celui des 30 glorieuses ou tout semblait possible pour le meilleur, le pire étant ailleurs loin du monde qui s’était auto-déclaré libre.

 

La voiture une icône séduisante du succès

"Qu’ils soient accroupis, debout, appuyés sur leurs voitures, la main sur la poignée ou sur la porte, ces anonymes suggèrent dans leurs poses un sentiment d’appropriation éblouie, un contentement de soi et une certaine fierté.'Ne regarde pas trop longtemps, écrit George au dos de sa photo, ça va te brûler les yeux'. Image du succès, la voiture est cette icône séduisante que le photographe se doit d’immortaliser", note pertinemment l’historienne de l’art Marie Cordié Lévy dans sa préface.

Il y a un charme particulier à voir ses familles endimanchées, ces mamies et ses papys dépassés, poser fièrement devant l’automobile familiale. A tel point qu’on se demande qui le photographe amateur a voulu immortaliser, de la famille ou de la voiture.

Americandream Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf, Editions textuel 32 euros

 

A noter : ces photos et d'autres seront exposés à la fondation Cartier dans le cadre de l'exposition Autophoto, qui débutera le 20 avril à  Paris.

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