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Quand tout va mal, tout va bien

Publié le

« LES BANQUIERS NE PAIENT PAS L'ADDITION ». PATRICK BONAZZA. EDITIONS HACHETTE LITTÉRATURE. 138 PAGES. 13 EUROS.

Les entreprises citées

« Quand les PDG tournent autour de 2,5 à 3,5 millions d'euros par an (bonus compris), nos as de la finance se situent à cinq, six voire dix millions d'euros », explique Patrick Bonazza, journaliste au « Point ». Pour l'auteur, si ces rémunérations excessives n'ont pas provoqué la crise, elles y ont concouru. En effet, beaucoup de banquiers, obsédés par leur rémunération, ont pris des risques inconsidérés. Derrière les banques et les mécanismes financiers, que peu de personnes comprennent, il y a des hommes, dont certains sont considérés comme des « traders fous ».

L'affaire Kerviel n'est pas le seul exemple. Patrick Bonazza décrit la folie tentatrice qui s'empare de ces hommes dès que l'argent circule. Quand ils perdent, ils réinjectent des fonds pour se renflouer jusqu'à créer des gouffres : Nick Leeson, un trader britannique, fait perdre 20 milliards de dollars en 1995 à la Barings, Richard Bierbaum fait perdre 250 millions d'euros en 2007 à une filiale du Crédit agricole... Ces financiers inventent des produits financiers dits « risqués », qui sont censés rapporter gros : c'est le cas du système des « subprimes », inventé par Angelo Mozilo, un banquier américain. Mi-2007, la crise des « subprimes » apparaît. Pourtant, cette même année, Angelo Mozilo perçoit la cinquième rémunération du pays : 103 millions de dollars. Son entreprise, Countrywide Financial, au bord de la faillite, est rachetée par Bank of America. Conséquence : licenciement de milliers de salariés et extension de la crise à la planète entière. Les millions de dollars d'Angelo Mozilo ne lui sont pas repris... C'est le phénomène que Patrick Bonazza dénonce tout au long de son ouvrage : les banquiers et les gestionnaires de fonds qui prennent des risques sans se soucier des conséquences et ne paient jamais leurs erreurs. .

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