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Quand Macron le "banquier d’affaires" parlait d’industrie

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Le nouveau ministre de l’Economie, de l’industrie et du numérique est un ancien banquier d’affaire mais ses précédentes responsabilités à l’Elysée ne l’ont pas tenu éloigné des questions du redressement productif, même si le vocable a disparu de l’intitulé de son poste. Retour sur une journée de septembre 2013 où il s’exprimait sur l’industrie à l’occasion du lancement des 34 plans industriels.

Quand Macron le banquier d’affaires parlait d’industrie © AFP

En accord avec ses costumes bien coupés, l’étiquette lui a été collée dès sa nomination : "Macron, banquier d’affaires". Et la question suivante fuse : un ancien de chez Rothschild peut-il s’intéresser à l’industrie ? Et comment envisage-t-il le rôle de l’Etat en la matière ?

Il faudra le voir à l’œuvre mais l’homme, en tant que conseiller du Président, est loin d’être étranger aux initiatives menées par Francois Hollande et ses précédents gouvernements sur le sujet. Qu’en disait-il ? On se souvient de ce jour où encore secrétaire-adjoint de la Présidence, au 2 rue de l’Elysée, l’un des bâtiments qui abritent les services de la présidence, il faisait le service avant-vente des 34 plans industriels.

une politique de l’offre assumée

C’était, en septembre 2013, une éternité puisqu’à l’époque François Hollande, son patron, n’avait pas encore fait son coming-out social-démocrate. Mais Emmanuel Macron, lui, l’affirmait déjà sans ambages auprès des journalistes "nous menons une politique de l’offre assumée, certains disent une politique 'des patrons' mais elle est au service de l’emploi."

Il en avait déjà convaincu les nombreux chefs d’entreprise qui le rencontraient. Un membre de l’AFEP par exemple confiait alors : "On va à l’Elysée, on est rassuré par Macron et après on va à Bercy voir Montebourg on se demande toujours si la ligne va tenir". 

Sur l’idée de conforter le secteur industriel, il était, en revanche, en phase avec le précédent locataire de Bercy. Même s’il n’y a aucune trace chez lui de nostalgie d’un âge doré du Colbertisme, fut-il "participatif" comme aimait l’exprimer Arnaud Montebourg. Emmanuel Macron estimait : "Les 34 plans ne sont pas des plans pompidoliens, ils ont été conçus avec les acteurs et sont pilotés par des industriels. Ils permettront d’agréger les différents acteurs et de donner de la visibilité." Selon lui, ils devaient orienter certains instruments de la "puissance publique."

apôtre de la réduction des déficits

Sur ces différents leviers, Emmanuel Macron citait dans l’ordre : le fiscal, le règlementaire et la commande publique. Et en bon apôtre de la réduction des déficits, il appelait à sortir d’une logique française qui veut "que quelque chose existe car on y a mis beaucoup d’argent public. L’option c’est moins d’argent public et plus de valeur." Sur le potentiel de croissance que renfermaient à court terme ces plans, il ne se faisait pas d’illusion, "ce sont des projets qui seront mâtures dans 10 ans."

Enfin, il reconnaissait volontiers que "la France n’a ni la Silicon Valley, ni le Mittelstand mais [son] modèle industriel existe." Si Emmanuel Macron a le goût de la philosophie, comme le prouve son expérience d’assistant auprès de Paul Ricoeur, c’est avant tout un pragmatique.

Anne-Sophie Bellaiche

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