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Quand les Russes mettent en péril le contrat OneWeb d’Arianespace

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L'agence spatiale russe Roscosmos menace de cesser de livrer ses fusées Soyouz à Arianespace. De quoi mettre en danger le projet de constellation de satellites OneWeb.

Quand les Russes mettent en péril le contrat OneWeb d’Arianespace

C’est ce qu’on appelle un ricochet inattendu. Invoquant une somme de 300 millions d’euros due par Arianespace, l'agence spatiale russe Roscosmos a menacé jeudi 27 octobre de cesser les livraisons de lanceurs Soyouz. Une affaire juridico-politique qui remonte, comme le rappelle l’AFP, au démantèlement du géant pétrolier Ioukos en 2003. Alors que l’état Russe refuse de verser l’indemnité de 46 milliards d'euros aux ex-actionnaires de Ioukos – suite à la condamnation de la Cour d'arbitrage de La Haye en juillet 2014 – des biens appartenant à la Russie ont été saisis en France, notamment cette dette d’Arianespace.

Premier lancement fin 2017

Une affaire embarrassante pour Arianespace, qui refuse le moindre commentaire : les fusées Soyouz occupent une place de choix dans son offre de lanceurs, avec trois lancements sur 12 en 2015. Si le coup de menton russe ne menace pas les douze prochains satellites Galileo, assurés par Ariane 5, il met en danger le vaste projet de constellation OneWeb. Ce programme, qui vise à mettre en œuvre 900 satellites pour fournir un accès internet haut débit à un prix compétitif, représente le plus gros contrat jamais soigné par Arianespace, supérieur à 1 milliard d’euros.

Signé en juin 2015, le contrat avec OneWeb prévoit pour Arianespace le déploiement de 672 satellites sur les 900. Et le temps commence à compter : la société européenne doit assurer 21 lancements Soyouz, dont le premier est prévu pour la fin 2017 à partir Centre spatial guyanais. Le contrat est en outre assorti d’options pour cinq lancements Soyouz supplémentaires et trois lancements Ariane 6. Les lancements sont échelonnés jusqu’en 2019. Pour tenir le calendrier, Paris et Moscou vont devoir très vite trouver un terrain d’entente.

 

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1 commentaire

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29/10/2016 - 07h22 -

Je pense que celui qui a refusé de livrer les 2 bateaux Mistral etait aussi au courant de ce risque et que tout ceci n'est pas fini et que les grands perdants de cet affrontement on les connais, c'est l'Europe. Et les grands gagnants, ce sont les US qui ne vont pas avoir de sitôt la concurence avec oneweb sur leur énorme système d'espionnage du monde entier.
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