Quand le réchauffement climatique devient un crime !

A l’occasion de la sortie du livre "Crime climatique Stop ! L’appel de la société civile", les auteurs dénoncent l’absence de prise en compte de l’urgence climatique et veulent traduire les pollueurs en justice devant le tribunal de la Haye.

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Quand le réchauffement climatique devient un crime !

Il faut sortir "d’un modèle économique fossile criminel", estime Christophe Bonneuil, chercheur au CNRS. Jeudi 3 septembre au soir, dans un amphithéâtre de la Maison des Océans (ex-Institut océanographique) de Paris, une partie des auteurs de l’ouvrage "Crime climatique stop ! L’appel de la société civile" se sont retrouvés pour exposer en direct ou par vidéo les motifs de leur engagement. Des personnalités engagées comme l’Archevêque Desmond Tutu, le vice-président du GIEC Jean Jouzel, le co-initiateur du mouvement basque Alteratiba Jon Palais, l’ancien négociateur pour le climat au nom de la Bolivie Pablo Solon, le fondateur du mouvement 350.org, Bill McKibben et la porte-parole du mouvement End Ecocide on EarthValérie Cabanes.

Laisser les ressources fossiles dans le sol

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"En 2050, il y aura 250 millions de migrants climatiques selon l’ONU, des chiffres en dessous de la réalité", selon Christophe Bonneuil. Pour éviter une telle catastrophe, il faut laisser inexploitées "80 % des ressources fossiles dans le sol", estime Pablo Solon qui reprend les arguments déjà développés par le GIEC. Les résultats des négociations de Bonn, du 1er au 4 septembre, inquiètent. Pour Maxime Combes, économiste et membre d’Attac, "l’urgence climatique s’arrête à la porte d’entrée des négociations".

Le livre "Crime climatique stop ! L’appel de la société civile" dresse le constat d'une situation dramatique, tout en évoquant la pression des mouvements de défense de la planète et les solutions alternatives comme celles d’Alternatiba, née à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) en 2013, qui met en lumière les alternatives concrètes à tous les niveaux : agro-écologie, circuits courts, isolation des logements, mobilité soutenable, énergies renouvelables,…

Juger les écocides

"L’Ecocide doit être jugé par la cour pénale internationale de la Haye (Pays-Bas), réclame Calérie Cabanes, juriste et porte-parole du mouvement citoyen End Ecocide on Earth. C’est un crime au même titre que le crime de génocide, le crime de guerre et le crime contre l’humanité." Dans "Crime climatique stop ! L’appel de la société civile", elle réclame une réforme du droit international, la levée de l’impunité des entreprises transnationales en matière de droits de l’homme coupables de graves pollutions et de dommages pour la population.

Olivier Cognasse

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