L'Usine Aéro

Quand le pilote d'un jet privé perd le contrôle en passant pas loin d'un A380

Léna Corot

Publié le

Vu sur le web Passant en dessous d'un Airbus A380, le pilote d'un Bombardier Challenger 604 a perdu le contrôle de son avion qui a alors effectué plusieurs tours sur lui-même et chuté d'environ 3 000 mètres avant que le pilote arrive à reprendre le contrôle. En cause, les turbulences de sillage de l'A380.

Quand le pilote d'un jet privé perd le contrôle en passant pas loin d'un A380
En croisant un A380 (photo d'illustration), un pilote a perdu le contrôle de son Bombardier Challenger 604.
© DR

Attention aux turbulences de sillage ! Soit dues aux gaz expulsés par les réacteurs soit dues aux extrémités des ailes d'avions et à leur surface supérieure, les turbulences de sillages ne peuvent ni être vues par le pilote ni détectées par les radars.

Le pilote d'un jet privé Bombardier Challenger 604, passé un peu trop près d'un Airbus A380 d'Emirates le 7 janvier 2017 va s'en souvenir. Le jet transportait neuf passagers depuis les Maldives en direction d'Abou Dabi, selon l'Aviation Herald. Au-dessus de la mer d'Arabie, il est passé à environ 300 mètres en dessous d'un A380 qui provenait de la direction opposée.

Dans les trois minutes suivantes, le pilote a perdu le contrôle du Bombardier Challenger 604, en raison des turbulences de sillage, relate l'Aviation Herald. Les deux moteurs se sont éteints et l'éolienne de secours ou RAT ne s'est pas allumée. Le Bombardier s'est mis à tourner au moins trois fois sur lui-même ballotant les passagers dans la cabine et descendant vers le sol hors de contrôle. L'avion a chuté d'environ 3 000 mètres avant que le pilote arrive à rallumer les moteurs, tel Tom Cruise dans Top Gun.

Le jet privé n'est pas réparable

Le pilote a alors effectué un atterrissage d'urgence à l'aéroport Mascate dans le sultanat d'Oman. Plusieurs passagers ont été emmenés à l'hôpital, dont l'un a été sérieusement blessé, précise le journal. Le jet privé, quant à lui, a été tellement endommagé qu'il n'est pas réparable.

Le BFU, l'agence fédérale allemande chargée d'enquêter sur tous les accidents impliquant des aéronefs, mène actuellement l'enquête pour en savoir un peu plus sur cette affaire.

La vidéo ci-dessous (en anglais) explique comment les turbulence de sillage ont causé le crash d'un DR 400 le 9 septembre 2012 lors d'une journée de meeting.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte