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L'Usine Energie

Quand le cash fait valser les PDG de General Electric

Manuel Moragues ,

Publié le

Analyse Après avoir eu raison de l’historique Jeff Immelt, l’incapacité de General Electric à redresser la barre en matière de génération de trésorerie coûte son poste à John Flannery. La mission de son successeur, Lawrence Culp, est simple : trouver du cash.

Quand le cash fait valser les PDG de General Electric
Lawrence Culp, nouveau patron de GE.
© GE

Le cash plus que jamais à la manœuvre chez General Electric (GE). Le groupe américain a annoncé ce lundi 1er octobre la nomination d’un nouveau PDG, Lawrence Culp. Son prédécesseur, John Flannery, se retrouve écarté à la surprise générale, à peine 15 mois après avoir pris son poste.

Dans son communiqué lapidaire, GE ne donne qu'une seule explication : "Le groupe n’atteindra pas les objectifs précédemment annoncés pour 2018 en matière de flux de trésorerie libre [le flux de trésorerie généré par les opérations moins les dépenses d’investissements, ndlr] et de bénéfice par action." En cause, toujours et encore, la division Power (turbines et équipements pour centrales à gaz, charbon et nucléaire), lourdement pénalisée par la transition énergétique.

GE n’en finit pas de payer la baisse de sa génération de liquidités, et les menaces que cela fait peser sur les dividendes. C’est la raison de l’éviction de l’ancien PDG Jeff Immelt en juin 2017, du séisme d’octobre 2017, quand John Flannery a annoncé qu’il diviserait le dividende par deux, puis du démantèlement du conglomérat.

Finis les objectifs de cash

Sommé par les actionnaires, dont le fonds activiste Trian Partners, de restaurer la génération de cash, John Flannery avait lancé la vente par appartements de GE et annoncé en juin dernier que le groupe serait réduit à l’aéronautique (moteurs d’avion), les énergies thermiques (la division Power) et les énergies renouvelables (hydroélectricité et éolien).

GE doit se retrouver amputé d’un tiers de son chiffre d’affaires – et de sa deuxième division la plus profitable après l’aéro, la santé. Mais ce remède de cheval n’est pas un remède miracle : en juillet, John Flannery baissait les objectifs de flux de trésorerie libre à 6 milliards de dollars, contre 5 à 6 milliards précédemment annoncés.

Pour le premier semestre, le flux de trésorerie libre était même négatif, à -1,4 milliard. L’été n’a visiblement pas réussi à changer suffisamment la donne. Exit John Flannery. Et oubliés, les objectifs. Dans son communiqué, GE ne se hasarde pas à donner d’indication pour la trésorerie.

Double rupture

La nomination de Lawrence Culp marque une double rupture pour GE. La valse de PDG tranche d’abord avec les 16 ans de Jeff Immelt à la tête du groupe et les 20 ans de son prédécesseur Jack Welsh. Ensuite, alors que le groupe s’enorgueillissait de sa capacité à former les meilleurs dirigeants, il fait aujourd’hui appel à un profil externe.

Lawrence Culp vient du "petit" – 18,3 milliards de dollars de ventes en 2017 - conglomérat américain Danaher. PDG de 2000 à 2014, il est crédité d’avoir transformé un simple fabricant en un groupe à la pointe des technologies et à forte marge. Sa mission, désormais, sera de transformer un ex-conglomérat pénalisé par sa plus grosse division en machine à cash. A tout prix.

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