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Quand la SNCF va plus vite que son nouveau Transilien

Olivier Cognasse

Publié le

Après l’article de Challenges évoquant une rupture de contrat entre la SNCF et Bombardier, le STIF dénonce une communication hasardeuse sur les problèmes rencontrés par les nouveaux trains Transilien.

Quand la SNCF va plus vite que son nouveau Transilien © D. R.

Les entreprises citées

Le 27 mai dernier, une réunion houleuse se tenait le 27 mai entre Jean-Paul Huchon, le président (PS) de la région Ile-de-France, Guillaume Pepy, le président de la SNCF et Jean Bergé, le président de Bombardier France. A l’ordre du jour : les dysfonctionnements sur les nouveaux Transilien.

Depuis les premières livraisons, les problèmes techniques s’accumulent, notamment sur les ouvertures de portes. Au point que de vieilles rames, les fameux petits gris en inox, sont revenus remplacer les nouvelles rames développées par Bombardier dans son usine de Crespin (Nord). Le constructeur s’était engagé alors à résoudre ces problèmes d’ici à fin juin.

Or, dans la réalité, ce n’est pas le cas. Seules 20 rames sur 35 ont été livrées. Il est vrai que lors d’une réunion le 21 mars, les mêmes protagonistes avaient décidé de suspendre les livraisons tant que les problèmes ne seraient pas résolus. Et aujourd'hui encore l’affaire traîne…

La direction de la SNCF s’est donc emportée lors de sa dernière réunion avec Bombardier. Elle a même évoqué une éventuelle rupture de contrat. Guillaume Pepy, habitué aux opérations de communication, a sans doute voulu dédouané la SNCF auprès du STIF (syndicat des transports d’Ile-de-France) envers lequel elle a des engagements. Le STIF qui s’étonne d’ailleurs que "le président de la SNCF s’épanche sur le sujet. Tout se passe comme si la SNCF n’y était pour rien. Elle commande et elle exploite les trains. Les ingénieurs qui ont rédigé le cahier des charges sont à la SNCF".

Pour le syndicat des transports d’Ile-de-France, ces retards et cette polémique tombent plutôt mal. Il doit en effet appliquer une augmentation des tarifs de 2,7 % au 1er juillet…

A la SNCF, la branche "Proximité" (trains de banlieue et TER) calme le jeu. Il n’est pas question de rompre, mais on envisage "un durcissement des pénalités financières. L’étape suivante sera le contentieux…".

De son côté, la CGT-Cheminots craint que "tout cela ne se termine devant les tribunaux. Bombardier va contester le montant des pénalités". Mais on ne croit pas une seconde à cette menace. Thierry Roy, le secrétaire fédéral, évoque les conséquences d’une telle décision : "Il faudrait repasser tout le marché avec Alstom, ce qui entraînerait un retard de 4 ou 5 ans."

Pour Bombardier, cette polémique parait vaine, même s’il "comprend que le client soit frustré par ces retards". "Le plan d’actions progresse et les problèmes seront résolus au cours de l’été, notamment en changeant les logiciels. Les quarante rames prévues seront construites fin juin. Ensuite c’est la SNCF qui organise le carnet de livraisons", précise le constructeur. Le contrat concerne 172 trains à livrer d’ici 2015.
 

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