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L'Usine Auto

Quand la gendarmerie lance l'alerte sur la voiture connectée

Hassan Meddah , ,

Publié le , mis à jour le 22/01/2016 À 08H23

L'observatoire des systèmes de transports intelligents de la Gendarmerie nationale, basé à Pontoise (Val d'Oise), s'inquiète des vulnérabilités informatiques des véhicules connectés. 


 

Alors qu'elle ne s'est pas encore imposée sur nos routes, la voiture connectée est déjà dans le radar des gendarmes ! A l'Institut de recherche criminelle (IRCGN), basé à Cergy Pontoise (Val d'Oise), les gendarmes étudient ses vulnérabilités face aux attaques informatiques.

"Les surfaces d'attaque sont multiples", estime le colonel Franck Marescal qui travaille pour l'observatoire central des systèmes de transport intelligents (OCSTI), créé en juillet dernier. Assimilables d'une certaine façon à des ordinateurs sur roues, les voitures connectées sont soumises aux mêmes risques de piratage.

Deux failles principales

Clés USB, bluetooth, les différentes puces GSM embarquées (jusqu'à trois sur certains modèles), wifi... Tous ces dispositifs qui prennent place à bord sont autant de portes d'entrée possibles pour un hacker désireux d'accéder aux différents calculateurs de bord du véhicule.

Selon l'observatoire, il existe deux points névralgiques en terme de sécurité. D'une part le datacenter où le constructeur automobile héberge le système informatique qui fait tourner ses applications, et qui exploite les données des clients et du véhicule pour faire des mises à jour de ses services. "C'est le point le plus critique. Si on arrive à en prendre le contrôle, on peut toucher des millions de véhicules", précise le gendarme.

Autre talon d'Achille, la prise de diagnostic à bord du véhicule qu'utilisent les garagistes en y branchant leur valise de maintenance afin de vérifier les systèmes électroniques. Si une voiture infectée passe au garage, elle risque d'infecter toutes les autres.

Tous les scénarios sont alors envisageables : la prise en main à distance des essuie-glace pour intimider le propriétaire, le blocage complet du véhicule jusqu'au versement d'une rançon, jusqu'à l'acte terroriste en faisant du véhicule contrôlé à distance une arme de projection. Selon le gendarme, la complexité du codage informatique embarqué dans les voitures, spécifique à l'industrie automobile, constitue cependant une vraie barrière pour les hackers.

"Nous faisons de la prévention auprès des constructeurs, des équipementiers et de l'écosysteme qui développe le véhicule connecté en France", précise le colonel Franck Marescal. Enfin les gendarmes n'ont pas qu'un œil méfiant sur le véhicule connecté, qui intègre également de nombreux assistants à la conduite. "La voiture connectée marque une véritable rupture technologique, qui bien utilisée pourrait aider à réduire considérablement le nombre d'accidents graves et de tués sur les routes".

Hassan Meddah

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