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Quand la biométrie fait son show

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Le showroom de Morpho montre comment produire des titres d’identité infalsifiables, identifier les criminels, sécuriser les frontières.

Quand la biométrie fait son show
La biométrie permettra de sécuriser les transactions réalisées sur smartphone.

Un showroom permanent. À Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Safran Identity and Security (ex-Morpho) présente des applications concrètes exploitant nos caractéristiques anatomiques, de la création d’un document d’identité sécurisé à son exploitation pour le contrôle aux frontières, en passant par l’identification criminelle et la reconnaissance faciale par vidéo… « C’est un outil de travail destiné à nos clients et à nos salariés qui donne une idée précise de ce que peuvent apporter les technologies biométriques et montre comment les déployer sur le terrain. Ce showroom est aussi un moyen de faire connaître nos innovations », explique ­Vincent ­Bouatou, le directeur innovation de la ligne de produits identité ­numérique. Le showroom reçoit des visiteurs au profil très varié : les experts de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), venus pour comprendre les dernières possibilités de ces technologies qui évoluent très vite, des opérateurs mobiles intéressés par les applications possibles sur les smartphones, des directeurs de sûreté de grandes entreprises et d’établissements publics, mais également de hauts responsables chargés de la sécurité publique comme le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en juin 2015.

Sur place, tout commence par un atelier consacré à l’enrôlement, c’est-à-dire la capture des données biométriques d’un individu. Chaque étape clé pour produire en quelques minutes un passeport quasiment impossible à falsifier est passée en revue. Pour donner ses empreintes digitales, plus aucun contact n’est nécessaire ! Les points caractéristiques des empreintes ainsi que la forme et la courbure des doigts sont saisis instantanément en passant la main au-dessus d’un capteur. Pour le visage, une caméra stéréo spéciale prend une photo de l’individu qui est ensuite convertie en image 3D. Numérisation de la signature manuscrite et récupération des données personnelles d’état civil (nom, prénom, date et lieu de naissance…) complètent l’opération. Quelques instants plus tard, une imprimante produit le passeport biométrique. « Les données personnelles et la photographie du visage sont reproduites sur le passeport par des techniques de gravure laser sur une page en polycarbonate. Cette page ainsi que les pages papier sont reliées grâce à une technique brevetée qui empêche les fraudeurs de substituer la page de données du passeport. Cela rend le document très difficilement falsifiable », explique le démonstrateur Pierre Bonjour, passeport en main. La puce électronique, insérée dans une page, stocke dans des mémoires différentes les données biométriques protégées et les données d’état civil.

Le partenaire technologique du FBI

L’ex-Morpho dispose d’un savoir-faire industriel dans le domaine : il a déjà fabriqué plus de 2,8 milliards de titres d’identité, essentiellement pour le compte des États. Sur le stand suivant, il expose ses technologies d’identification criminelle fondées sur la reconnaissance des empreintes digitales. L’algorithme repère les points singuliers des empreintes digitales, les minuties. « Quand les traces d’empreintes récupérées sur les lieux du crime sont de bonne qualité, l’ordinateur a 80 % de chances de retrouver le suspect s’il est présent dans la base de données. In fine, c’est toujours un expert policier qui valide le résultat », explique le spécialiste maison. Le FBI américain s’appuie sur la technologie de reconnaissance d’empreintes de l’ex-Morpho.

Autre point fort du showroom : l’atelier eGate, consacré aux portes automatiques de passage des frontières dans les aéroports. Plusieurs caméras prennent des images du visage et des iris du passager en train de fixer un écran. Un logiciel les compare en temps réel avec celles présentes dans le passeport biométrique. « Nos clients choisissent la biométrie qui leur convient : reconnaissance faciale, de l’iris ou des empreintes. Cela peut dépendre des habitudes culturelles dans les pays », explique Vincent Bouatou. En Australie et en Nouvelle-Zélande, les autorités ont opté pour la reconnaissance faciale. Les aéroports des Émirats arabes unis ont préféré la solution de reconnaissance des iris, qui évite aux femmes de se dévoiler le visage. « L’analyse des deux iris donne des résultats comparables à celles de huit empreintes digitales », explique l’expert.

Attention, une caméra filme le showroom ! Pas pour des besoins de vidéosurveillance, mais pour tester auprès des visiteurs l’efficacité grandeur nature de la solution de reconnaissance de visage. En temps réel, le système signale s’il a filmé un individu dont le visage est déjà dans sa base. Un mode avec exploitation différée existe également pour faciliter le travail des forces de l’ordre quand elles doivent dérusher des heures de bandes vidéo à la recherche d’indices ou de suspects. L’opérateur peut taguer sur l’une des images un visage, une silhouette, et même une plaque d’immatriculation. Charge à l’ordinateur de retrouver, parmi les flux vidéos enregistrées par un réseau de caméras, l’ensemble des occurrences du motif sélectionné. « On peut ainsi retracer le parcours d’un individu, de caméra en caméra. On analyse une vidéo dix fois plus rapidement », précise Vincent Bouatou. Le visiteur quitte le showroom avec la certitude – inconfortable – que son passage laissera des traces… 

De quoi ringardiser les mots de passe

Double authentification La start-up française inWebo a développé une solution combinant une technologie de mot de passe unique et un objet de confiance (PC, smartphone, tablette…) détenu par l’utilisateur. Pour accéder à un service, ce dernier doit s’authentifier grâce à un mot de passe reçu sur son objet de confiance. Le code varie à chaque nouvelle connexion.

Analyse comportementale Les ingénieurs R & D de la société hongroise Balabit développent des technologies qui s’appuient sur les habitudes des individus. Selon eux, comme les empreintes digitales ou tout autre identifiant biométrique, les manières de se comporter lors d’une session informatique sont propres à chacun et quasiment impossibles à reproduire. Vitesse de frappe sur le clavier, mouvements de la souris, horaires et lieux de connexion, types de téléchargement… permettront d’authentifier toute personne en ligne.

Coffre-fort L’éditeur français Wallix cible avant tous les utilisateurs ayant des droits d’accès élevés dans l’entreprise. Dotés d’un coffre-fort à mots de passe fournissant des éléments d’authentification complexes, secrets et modifiables, ses logiciels tracent toute action sur un compte privilégié grâce à des fonctionnalités d’enregistrement et de surveillance en temps réel.

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