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L'autosatisfaction de l’Ile-de-France sur son offre dans les transports publics

Olivier Cognasse ,

Publié le

La commission Bailly a remis son premier rapport sur l’évaluation de l’amélioration de l’offre de transport en Ile-de-France. Pas de surprise, nouvelles offres et nouveaux matériels améliorent service et ponctualité.

L'autosatisfaction de l’Ile-de-France sur son offre dans les transports publics © Wikimedia - Maurits90 - CC

Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire au regard des analyses sur les transports en Ile-de-France rendues publiques ce jeudi 8 mars 2018. La commission Bailly - du nom de l’ancien patron de la RATP, puis de la Poste, qui préside le Comité d’évaluation de l’offre de transport en Ile-de-France - vient de remettre son rapport qui frise l’autosatisfaction.

Un comité qui compte également Yves Ramette, ancien directeur adjoint de la RATP et ex-directeur général de SNCF Réseau Ile-de-France, Yves Crozet, professeur à l’Université de Lyon et ancien directeur du Laboratoire aménagement économie transports (LAET) et Marc Pélissier, président de l’Association des usagers des transport FNAUT Ile-de-France. "Les Franciliens doivent savoir pourquoi ils paient. Ce rapport doit qualifier les améliorations, a prévenu Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région. Le renouvellement du matériel roulant est structurant. Moins de pannes, une meilleure maintenance, une meilleure qualité de service … C’est indispensable de poursuivre les investissements à marche forcée."

Un taux de ponctualité supérieur à 100% sur deux lignes de métro

Ce rapport est un blanc-seing pour conforter sa politique d’investissements dans les transports publics, alors que l’avenir du Grand Paris Express s’écrit en omnibus. Et l’occasion de valider une nouvelle fois son plan de 14 milliards d’euros pour les transports en Ile-de-France, présenté en juin 2016, avec à la clé 1 000 trains neufs ou rénovés à l’horizon 2026.

Les analyses sur la période 2010-2016 permettent de montrer une forte augmentation de la fréquentation des trams et bus (+22,6% et +4,5% sur la dernière année). Pas surprenant avec l’augmentation de l’offre sur ces deux moyens de transport. La fréquentation des trains et RER est en hausse de 10%, justifiée selon le rapport par le renouvellement du matériel roulant.

Dans le métro, c’est la stabilité sur ces six années (+0,8%). Et pourtant, de nouvelles rames sont arrivées sur plusieurs lignes comme la 9, et le taux de ponctualité aux heures de pointe est au-dessus des objectifs contractuels de 96,5% en 2016. Ce taux de ponctualité atteint même 100% pour les deux lignes automatisées (1 et 14) - le nombre de circulations à l’heure de pointe est plus élevé que l’offre théorique prévue avec Ile de France Mobilités – et seule la ligne 6 est en dessous des objectifs. Pas étonnant, ses rames sont sans doute les plus anciennes. Mais quasiment aucune ligne de Transilien et de RER n’atteint les objectifs côté ponctualité.

487 millions d’euros par an pour le Pass Navigo unique

La commission a analysé les douze mesures mises en œuvre en 2016 comme la gare Rosa Parks sur le RER E, l’arrivée du tram T6, le renouvellement des métros et du système de signalisation sur la ligne 9 et la mise en place de forfaits toutes zones (pass Navigo unique).

Deux seuls "points rouges" apparaissent. Les 487 millions d’euros par an que coûte le passage à l’abonnement unique et les retards enregistrés dans la mise en service du tram T6 (Châtillon Montrouge – Viroflay), dont les coûts n’ont pas été très maîtrisés. La fréquentation est également légèrement inférieure aux objectifs pour ce tram sur pneus. En général, les lignes de tramways sont bien plus fréquentées que les objectifs initiaux.

Valérie Pécresse, qui s’est récemment entretenue avec les présidents des Conseils départementaux de la région et le Préfet de région sur l’avenir du Grand Paris Express, a tenu à préciser que "les retards du calendrier sont extrêmement mal accueillis. La colère gronde du côté de Saclay", a-t-elle prévenu.

Car on ne voit pas comment les offres alternatives pourraient répondre à l’augmentation attendue du nombre de voyageurs dans les prochaines années. Des solutions alternatives qui passent par des bus à haut niveau de service, le développement du covoiturage avec des voies réservées sur les autoroutes franciliennes, l’accélération de la mise en place de nouveaux tramways, l’électrification de la ligne P entre Paris et Provins.  Insuffisant pour combler le retard du Grand Paris Express

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