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L'Usine Aéro

Quand François Hollande torpille les Rafale indiens de Dassault

Olivier James , , ,

Publié le

L’ancien président de la République François Hollande a ravivé la polémique concernant la vente de Rafale en Inde. Ses propos contredisent la version de Dassault et mettent le gouvernement français dans l’embarras.

Quand François Hollande torpille les Rafale indiens de Dassault
Le contrat de ventes de 36 Rafale à l'Inde est devenu ces derniers mois une véritable affaire d'état. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau
© Charles Platiau / Reuters

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour qu’elle s’empare de ces propos inopinés. L’opposition indienne s’est empressée de relayer une interview de François Hollande, accordée à Mediapart vendredi 21 septembre. L’ancien président de la République apporte de l’eau au moulin à Rahul Gandhi, chef du Congrès, le principal parti d'opposition, en affirmant que la France n'avait "pas eu le choix" du partenaire indien du constructeur Dassault, concernant l'achat de 36 avions de chasse Rafale en 2016. Une aubaine pour l’opposition indienne qui, depuis plus d’un an, accuse le gouvernement de Narendra Modi d’avoir favorisé le conglomérat Reliance, pointant du doigt sa proximité avec son patron, Anil Ambani.

Ces propos ont forcé le groupe Dassault à réagir, s’évertuant à réaffirmer que son partenariat avec Reliance relève d’un choix industriel libre. "Ce contrat est établi de gouvernement à gouvernement, a précisé l’avionneur dans un communiqué de presse du vendredi 21 septembre. Dans ce cadre, et pour s’inscrire dans la politique du Make in India, Dassault Aviation a décidé de conclure un partenariat avec le groupe indien Reliance."

Un partenariat qui a conduit à la création de la société commune Dassault Reliance Aerospace Ltd (DRAL) en février 2017. Et l’industriel de souligner qu’il a également signé dans le cadre de ce contrat avec d’autres entreprises indiennes telles que BTSL, DEFSYS, Kinetic, Mahindra, Maini ou bien encore SAMTEL…

Soupçon de conflit d'intérêts

François Hollande cherche à l’évidence à se dédouaner, et en particulier à couvrir sa compagne, l’actrice Julie Gayet. Car l’ancien président de la République est lui aussi soupçonné de conflit d’intérêts dans ce rapprochement entre Dassault et Reliance : le groupe indien a participé au financement du film "Tout là-haut", dans lequel joue Julie Gayet. "Une concomitance purement fortuite, selon l’ancien président et sa compagne, mais qui a vivement interpellé la presse indienne", souligne Mediapart. Tout à sa volonté de défendre ses intérêts personnels, François Hollande met le groupe Dassault et l’actuel gouvernement français dans une position délicate.

"Je trouve que cette petite phrase prononcée à l'étranger, s'agissant de relations internationales importantes entre la France et l'Inde, ne rend service à personne et ne rend surtout pas service à la France", a réagi sur Radio J le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne dimanche 23 septembre, cité par l’AFP.

Et l’agence de faire également état d’un retropédalage de François Hollande, interrogé sur cette affaire le week end dernier : "Dassault s'est retrouvé avec Reliance sans que le gouvernement français ait été consulté (...) Ce sont des partenaires qui se sont choisis eux-mêmes." Pas de quoi éteindre l'incendie.

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4 commentaires

Nom profil

26/09/2018 - 17h29 -

C'est inadmissible, on ne joue pas contre son pays, et c'est exactement ce que François Hollande vient sciemment de faire, il n'a aucune excuse.
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Nom profil

25/09/2018 - 18h06 -

En fait ce n'est pas de sa faute. Il ne peut pas changer.
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24/09/2018 - 17h47 -

Quelque soit les griefs que M.F.HOLLANDE a vis à vis de M.E. MACRON, il vient encore de prouver qu'il n'était vraiment pas fait pour la fonction de président. ... Il devrait sérieusement penser à la retraite, sa pension de d'ex président lui en donne les moyens !!!
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24/09/2018 - 14h37 -

L'effet "du gros papillon François Hollande" provoque par son inconséqence un séisme politique.
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