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L'Usine de l'Energie

Quand EDF positive le dérapage budgétaire des EPR de Hinkley Point C

Aurélie Barbaux , ,

Publié le , mis à jour le 04/07/2017 À 07H04

Suite à une revue complète de projet concernant la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point C, EDF annonce que le projet coutera 8% de plus que prévu et qu’il y a un risque de retard de 15 mois sur la mise en service du premier réacteur. Mais tout est normal.

Quand EDF positive le dérapage budgétaire des EPR de Hinkley Point C © Mark Robinson CC Flickr

Dans le dossier de la construction des deux réacteurs EPR de Hinkley Point (Royaume-Uni), on finirait par croire que les conclusions de la revue complète du projet sont de bonnes nouvelles. 

Oui, le projet va coûter 8% plus cher. Un surcout de 1,5 milliard de livres (environ 1,7 milliard d’euros) sur les 19,6 milliards de livres au cours de 2015 (la référence choisie pour ce projet) est déjà prévu. Mais "le calendrier avec le premier béton du réacteur 1 pour mi-2019 est confirmé", se félicite Vincent de Rivaz, directeur EDF Energy.  

Une nouvelle estimation normale à ce stade du projet

Selon le directeur d’EDF, cette revue de projet est tout à fait normale. Cette nouvelle estimation des coûts intervient après les reports successifs de la signature du contrat et la nécessaire adaptation du design de la centrale pour répondre à l’évolution du contexte et à des demandes du régulateur. "Ce type de revue ne peut pas être réalisé avant, car il implique de réunir tous les acteurs du projet", explique le directeur d’EDF Energy. Le dérapage budgétaire serait en partie dû à un nouveau chiffrage des coûts auprès des fournisseurs.

"Cette revue de projet n’a pas de précédent, elle démontre le grand professionnalisme d’EDF", se félicite même Vincent de Rivaz. Elle montre qu' "EDF est extrêmement transparent sur la nature des risques et très mobilisé pour les maitriser et tenir le planning".

Pour autant, ce qu’entend EDF par adaptation du design, reste assez difficile à éclaircir. On saura seulement que cela a notamment concerné le système de ventilation dans le bâtiment primaire, qui doit respecter des règles différentes de celles appliquées en France. Mais promis, ni le design de la cuve et de son couvercle, ni les procédures de contrôles durant toute leur durée de vie, qui posent problème à l’EPR de Flamanville, ne sont remis en cause, assure Vincent de Rivaz. Il explique néanmoins que les équipes de Hinkley Point C devront tirer parti du retour d’expérience des EPR de Flamanville et de Taishan, au sud de la Chine. Tenir la date d’une mise en service de l’EPR de Flamanville fin 2018 est donc indispensable pour que le transfert de compétences se fasse et que les délais soient tenus.

Un plan d'action avant fin juillet

"Le ministre de l'Economie et des Finances a demandé au PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy que les causes précises de cette réévaluation, les facteurs de risques du projet HPC et le contenu de la revue du projet soient partagés et analysés au sein du conseil d'administration de l'entreprise", écrit-il dans un communiqué en date du lundi 3 juillet.

Bruno Le Maire a également demandé qu'un "plan d'action rigoureux soit présenté au conseil d'administration d'EDF avant la fin du mois de juillet." Ce plan doit permettre de "conforter le calendrier du projet tel qu'il a été convenu avec les autorités britanniques [...], réduire autant que possible l’impact financier de cette réévaluation et [...] assurer une maîtrise rigoureuse des risques du projet HPC."

Même le risque de retard serait sans conséquence

Pour l'instant, la revue de projet a mis en évidence un risque de report de la livraison (COD) de 15 mois pour la tranche 1 et de neuf mois pour la tranche 2, a reconnu EDF. Et ce risque induirait un potentiel coût supplémentaire de l'ordre de 0,7 milliard de livres sterling (au cours 2015).  Mais pour l’instant EDF maintient son objectif initial d’une mise en service du premier réacteur en fin d'année 2025 et du deuxième six mois plus tard, mi-2026. "Et si le risque se matérialise, il n’y aurait aucun impact sur le contrat signé avec le gouvernement britannique et aucune incidence sur la rémunération d’EDF", assure le directeur d’EDF Energy. On serait en effet bien en deçà des réserves prévues au contrat. Presque uniquement des bonnes nouvelles, donc.

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