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L'Usine de l'Energie

Qu’est-ce qu’Isabelle Kocher veut faire d’Engie ?

Ludovic Dupin , ,

Publié le , mis à jour le 04/05/2016 À 08H09

Le maître mot d’Isabelle Kocher ? Renouvelables, renouvelables, renouvelables... La nouvelle patronne du groupe veut faire d’Engie le champion de l’énergie bas carbone. Elle souhaite même décarboner le gaz.

Qu’est-ce qu’Isabelle Kocher veut faire d’Engie ?
isabelle Kocher ENGIE
© Guittet Pascal

Jusqu'à maintenant, il y avait Sophie Bellon, Présidente non éxecutive de Sodexo, seule femme à la tête d'un groupe du CAC40. Ce 3 mai, une nouvelle étape est franchie avec Isabelle Kocher qui est devenue la première femme à rééllement diriger un groupe du CAC40 en prenant le poste de directrice générale d’Engie. Même si Gérard Mestrallet, président et fondateur du groupe, reste toujours très présent, sa dauphine a déjà largement imprimé sa marque avec un fort engagement dans les énergies renouvelables, le solaire en particulier. Elle est d’ailleurs à l’origine du rachat de Solairedirect, en juillet 2015, qui fait d’Engie le premier opérateur solaire en France.

"Il n’existe pas de mix unique. Chaque pays a ses ressources propres. Cependant, une dimension m’apparaît générique, c’est le solaire", assurait Isabelle Kocher lors d’une interview à l’Usine Nouvelle lors de la COP21. "Dans l’équation future, la majorité de nos capacités de production sera renouvelable. C’est notre parti pris", assure-t-elle. Une mutation qui est déjà engagée puisque qu’Engie a été contraint de mettre à l’arrêt une partie de ses centrales à gaz en Europe et a décidé de stopper ses investissements dans les centrales charbon dans le monde. Une opération qui n’est pas sans conséquences. Sur l’année 2015, Engie a enregistré une lourde perte de 4,6 milliards d’euros, marquée en particulier par une importante dépréciation d’actifs de 8,4 milliards.

Du gaz vert

Attention, Isabelle Kocher ne renie pas l’activité gazière historique. Sous l’impulsion de l’ingénieur X-Mines, Engie va certes se retirer de l’exploration-production mais elle continue à affirmer que "le gaz est le meilleur allié des énergies renouvelables. Il représente la composante stable et flexible pour soutenir leur développement à grande échelle". Cependant, une fois de plus, elle a le regard tourné vers les renouvelables. "À l’avenir, il faudra imaginer un moyen de remplacer le gaz fossile par un gaz renouvelable. Le plus évident est le biogaz produit à partir de déchets. Il y a aussi la possibilité de générer de l’hydrogène par électrolyse de l’eau grâce à des surproductions d’électricité", prophétise-t-elle.

Côté nucléaire, Engie est exploitant de sept réacteurs en Belgique et porteur de projets en Turquie et au Royaume-Uni. Pourtant, Isabelle Kocher ne mise pas sur l’atome pour la croissance du groupe : "Le nucléaire n’est pas à nos yeux l’élément central de la politique énergétique mondiale. C’est un marché de niche". Pas question cependant de céder les unités belges. "Les pays qui ont un parc nucléaire installé ont raison d’investir dans son maintien quand c’est conciliable avec la sûreté. Les montants nécessaires à la prolongation des réacteurs ont du sens par rapport au coût de production de l’électricité. Il y a un intérêt évident à le faire. C’est ce qui se passe en Belgique."

Cohabitation

Voilà pour ce qui est de la stratégie, reste à savoir ce qui se passera du côté du management. Isabelle Kocher va devoir imposer sa présence au côté d’un Gérard Mestrallet, qui a vu son mandat prolongé de deux ans comme président non exécutif avec l’aval de l’Elysée et de Bercy. Cette prolongation a ravi le poste de PDG à Isabelle Kocher, qui doit se "contenter" d’un poste de DG. Gérard Mestrallet assure : "Il ne faut pas oublier que la directrice générale, c’est le patron !". De son côté Isabelle Kocher affirme que la situation lui convient "J’ai voulu que Gérard (Mestrallet) reste. Avoir le fondateur du groupe à la présidence du conseil d’administration est un avantage majeur à ce moment critique qu’est la transformation du groupe".

Ludovic Dupin

 

 

 

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