Publicis dopé par l'Europe au 2e trimestre, objectifs confirmés

par Gwénaelle Barzic

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PARIS (Reuters) - Publicis a enregistré une hausse supérieure aux attentes de son chiffre d'affaires sur les six premiers mois de l'année, dopé par l'accélération des dépenses publicitaires en Europe au deuxième trimestre en dépit de la crise des dettes souveraines.

Le troisième groupe publicitaire mondial en termes de revenus, qui a confirmé jeudi ses prévisions pour l'année, a toutefois fait état d'un recul de sa marge au premier semestre avec la reprise des recrutements et des hausses de salaires.

"Notre objectif est clairement pour l'année 2011 de faire mieux que le marché et pour nos marges, de les améliorer sur l'ensemble de l'année", a déclaré le président du directoire, Maurice Lévy, devant des journalistes.

Au premier semestre, Publicis a dégagé un revenu de 2,7 milliards d'euros pour une croissance organique de 7,1%, supérieure aux attentes des analystes dont les estimations allaient de 6,2% à 6,5%.

Sur le seul deuxième trimestre, ses revenus ont bondi de 7,6% après une progression de 6,5% sur les trois premiers mois de l'année, tirés vers le haut par la nette accélération des investissements en Europe (+11,5%) en dépit du regain d'inquiétudes liées aux problèmes de dettes souveraines.

La crise de la dette constitue "le seul vrai problème de la zone euro", a estimé Maurice Lévy qui s'est toutefois dit confiant dans la capacité des Européens à s'entendre sur une solution.

"LA GRÈCE SERA SAUVÉE"

"La Grèce sera sauvée et il n'y aura pas d'effet domino", a pronostiqué le patron de Publicis, en ajoutant que tous les pays européens avaient intérêt à ce qu'un remède soit trouvé aux difficultés d'Athènes.

Prié de dire si son groupe pourrait rééditer la même performance en Europe au deuxième semestre, Maurice Lévy a répondu que les bases de comparaison seraient plus exigeantes sur la période.

Aux Etats-Unis, où la croissance du groupe a fléchi au deuxième trimestre, la deuxième partie de l'année devrait se situer dans la lignée de la première (+7,2%), a-t-il précisé.

Les résultats publiés par Publicis, après les bons chiffres déjà annoncés par le numéro deux mondial Omnicom, semblent plutôt de bon augure pour l'ensemble du marché.

Selon l'agence ZenithOptimedia, les dépenses publicitaires mondiales devraient retrouver cette année leur niveau record de 2008.

Publicis a toutefois vu son taux de marge opérationnelle reculer d'un point à 13,5% au premier semestre, alors que la plupart des analystes tablaient sur une légère amélioration.

"On a effectué des recrutements, des investissements. Les choses au deuxième semestre seront plus modestes", a assuré Maurice Lévy.

Publicis, qui a dégagé un résultat net en progression de 8,5% à 231 millions d'euros, a dépensé environ 500 millions en acquisitions sur les sept premiers mois de l'année, prenant le contrôle de Rosetta aux Etats-Unis et de plusieurs petites sociétés localisées notamment dans des pays émergents.

Maurice Lévy a dit prévoir d'autres petites acquisitions, en précisant qu'une opération de grosse ampleur n'était pas à l'ordre du jour pour le moment.

Interrogé sur Aegis, il a redit que Publicis n'étudiait pas une acquisition de l'agence d'achat d'espaces mais surveillait l'évolution du dossier.

La société britannique a engagé des discussions en vue de la vente de sa branche d'études de marché, ce qui selon les analystes, pourrait faciliter dans un deuxième temps la vente du reste de ses actifs.

Avec Leila Abboud, édité par Marie Mawad

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