Environnement

[Publi-Dossier] Le netttoyage industriel devient écoresponsable

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Publi-rédactionnel L’environnement industriel nécessite des actions de nettoyage particulières où les règles d’hygiène et de sécurité sont strictes. Le nettoyage et la désinfection nécessitent d’importantes quantités d’eau et de détergents. Cependant, des solutions alternatives, plus économes en eau et en détergents, existent.

Dans de nombreux domaines industriels, la qualité du nettoyage prend une importance considérable dans le bon fonctionnement des process. De plus, la sécurité joue un rôle central lors du nettoyage d’un site, qu’il s’agisse de la mise en propreté régulière ou lors d’opérations ponctuelles d’hyperpropreté. C’est pour cela que les opérateurs pratiquant le nettoyage industriel sont souvent plus qualifiés que les agents intervenant en milieu tertiaire. Ils doivent maîtriser des techniques comme le nettoyage au canon à mousse ou l’utilisation de machines de lavage haute pression, manier des balayeuses manuelles ou autoportées, des nettoyeuses vapeur haute pression, des lustreuses, ainsi que des produits spécifiques adaptés à chaque poste de travail. 

Un cercle vertueux pour les industriels et l’environnement

”Selon les installations, les professionnels de la propreté jouent sur plusieurs paramètres pour atteindre un meilleur niveau de performance : la température de l’eau, la pression, les effets mécaniques, la force d’impact, le temps passé... ”, explique Christophe Leclercq, chargé de projet du Centre technique international de la propreté (CTIP Conseil). En ce qui concerne le développement durable et la santé-sécurité au travail, il y a une vive préoccupation de la branche propreté qui impacte la façon de travailler et les produits ou matériels utilisés. La mise en place du Compte personnel de prévention de la pénibilité en 2015 a ainsi contribué à la mise en place d’actions et d’outils de prévention primaire destinés aux agents d’entretien, en particulier pour ce qui touche aux manutentions manuelles, aux postures pénibles, aux agents chimiques dangereux, aux bruits et températures extrêmes ainsi qu’au travail de nuit. Un autre axe de développement est le calcul du bon dosage des détergents, surtout pour les formules très concentrées. Là où c’est possible, certains prestataires installent des centrales de dilution sur site, après qu’un audit des salissures a été réalisé poste par poste, afin de doser les justes besoins en eau et en détergent. Cette expertise peut permettre, à terme, la réalisation d’économies d’eau de 10 à 25 %. Pour réduire la toxicité des produits de nettoyage, les grands acteurs du nettoyage industriel utilisent de plus en plus de formules écolabellisées. D’ailleurs, la rédaction des cahiers des charges incite à l’utilisation de produits plus respectueux de l’environnement.

Cryogénie...

Il existe de nombreuses techniques de nettoyage alternatives pour réduire les consommations d’eau et de détergents. La cryogénie constitue une action de nettoyage efficace, rapide et sans détergents ou additifs chimiques. L’association du froid intense des particules de glace ou de neige carbonique projetées par un flux d’air provoque le détachement de résidus de caoutchouc, d’huile, de graisse, de durcisseur, de peintures des moules, des pièces ou des machines encrassées. Le support est préservé puisque le froid n’altère que les polluants présents en surface. Ce procédé de ”nettoyage à sec” se fait en une seule étape, contrairement au nettoyage classique qui en requiert plusieurs (prélavage, lavage, rinçages), avec une utilisation d’eau conséquente.

Vapeur sèche...

La vapeur saturée sèche est elle aussi une alternative aux solvants et aux nettoyages haute pression à l’eau. Elle possède des propriétés dissolvantes, dégraissantes et peut se faufiler et atteindre les interstices pour assurer la maintenance ou le nettoyage de pièces mécaniques (avant montage, soudage ou peinture ) , d'outillages , d e convoyeurs ou de chaînes. Dans des environnements très encrassés, son pouvoir solvant peut être amélioré avec l’ajout de détergents spécifiques, mais dans des proportions très faibles, réduites d’un facteur 10. Par rapport au jet haute pression, l’économie de consommation d’eau peut être de 100 à 200 fois moins. Comme pour la cryogénie, l’un des freins à l’adoption de cette méthode reste l’investissement initial qu’elle requiert. La cryogénie fait partie de ces méthodes alternatives de nettoyage.

...Enzymes et ultrasons !

Avec le procédé de nettoyage par ultrasons, les pièces à traiter doivent être immergées dans un bac à ultrasons d’une contenance de 1 à 500 litres selon les parties à traiter (pièces mécaniques, moteurs, culasses, pièces d’usinage de grandes dimensions). L’eau ozonée peut être aussi utilisée pour désinfecter les surfaces nettoyées à basse température (2 °C) et éliminer plusieurs types de bactéries (salmonelles, moisissures, listeria, E.coli, levures, virus). C’est un désinfectant conforme au process bio.

Enfin, les détergents enzymatiques permettent d’effectuer les mêmes opérations de nettoyage qu’un détergent alcalin mais dans des conditions modérées de pH et de température. Ils sont donc moins agressifs vis-à-vis des matériaux, des utilisateurs et de l’environnement. Avec une biodégradabilité supérieure à 90 % et un pH neutre, ces produits naturels puissants répondent aux actuelles préoccupations environnementales.

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