Economie

PSA veut ramener tous ses sites industriels européens à l'équilibre d'ici trois ans

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Le constructeur automobile français PSA  Peugeot Citroën a engagé un vaste plan social face aux difficultés financières provoquées par sa forte exposition à un marché automobile en berne en Europe.

PSA veut ramener tous ses sites industriels européens à l'équilibre d'ici trois ans © PSA

Lors d'une conférence de presse portant sur le pacte compétitivité en cours de négociation avec ses syndicats le 19 juillet, PSA a annoncé vouloir porter à 100 % le taux d'utilisation moyen de ses usines européennes d'ici 2016. 

Le constructeur automobile souhaite ramener tous ses sites à l'équilibre d'ici trois ans, dans le cadre de l'accord de compétitivité qu'il négocie en France avec ses syndicats.

Il a déjà engagé un vaste plan social face aux difficultés financières que sa forte exposition à un marché automobile en berne en Europe a provoquées. Il est actuellement en sous-utilisation chronique de ses capacités de production, avec en 2012 un taux de 75 % sur la base de deux équipes cinq jours par semaine, selon un document publié le 19 juillet.

établir les conditions dans lesquelles les activités peuvent rester en France

Ce niveau d'activité tombe même autour de 50 % à Rennes, Mulhouse et Aulnay, site voué à la fermeture en 2014, voire en dessous à Sevelnord et Madrid.

"Il y a un mouvement d'ensemble : ce qui est important c'est d'établir les conditions dans lesquelles les activités peuvent rester en France", a déclaré Philippe Dorge, directeur des Ressources humaines du groupe, au cours de la conférence de presse.

"L'idée, c'est de retrouver le point mort sur toutes les usines", a-t-il ajouté, prenant comme étalon le site de Kolin, en République tchèque, la plus récente des usines du groupe en Europe. Le site, que PSA partage avec Toyota, produit les petites Peugeot 107 et Citroën C1.

Direction et syndicats français se rencontrent chaque semaine depuis la fin mai sur le "nouveau contrat social" que PSA aimerait voir adopté à l'automne pour améliorer sa compétitivité dans l'Hexagone, sur le modèle de l'accord conclu chez Renault en mars.

Les négociations, qui ont porté jusqu'ici sur l'évolution des métiers, la mobilité et la gestion des fins de carrière pour les salariés les plus âgés, reprendront en septembre avec au menu les sujets les plus sensibles: la flexibilité et la durée du travail, ou encore les salaires.

(avec Reuters)

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