PSA tiendra son objectif de reclassement à Aulnay-sous-Bois

Le directeur des marques du constructeur français a assuré au Mondial de l'automobile que le groupe reclassera hors du groupe la moitié de l'effectif de l'usine de Seine Saint Denis.

 

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PSA tiendra son objectif de reclassement à Aulnay-sous-Bois

"On a déjà un carnet d'entreprises qui ont l'intention de venir, nous savons aussi que certaines de nos activités, extérieures au groupe, seront aussi proposées sur le site d'Aulnay", a déclaré Frédéric Saint-Geours, lors du Mondial de l'automobile.

"Il est beaucoup trop tôt pour rentrer dans le détail de ce point de vue. Mais l'engagement que nous avons pris de proposer 1.500 emplois sur le bassin d'Aulnay au personnel d'Aulnay, nous le tiendrons", a-t-il ajouté.

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PSA a annoncé en juillet une vaste restructuration de ses activités françaises, avec 8 000 nouvelles suppressions d'emplois dont 1 400 à Rennes (Ille-et-Vilaine) et 3.600 dans les effectifs de structure à travers le groupe.

L'usine d'Aulnay, qui doit fermer ses portes en 2014, emploie actuellement 3 000 personnes. Le groupe a l'intention d'en redéployer 1 500 sur l'usine voisine de Poissy (Yvelines) et de reclasser les 1 500 autres hors du groupe dans le cadre d'une opération de revitalisation du site de Seine-Saint-Denis.

750 propositions d'emplois

Au Mondial, le président du directoire Philippe Varin a répété pour sa part que PSA avait réuni environ 750 propositions d'emplois, nombre inchangé par rapport à celui annoncé au maire d'Aulnay-sous-Bois au début du mois. Selon les syndicats, 500 de ces offres reviennent à des créations nettes de postes, notamment dans des succursales Peugeot et Citroën ou dans la logistique industrielle.

Philippe Varin a ajouté qu'une démarche analogue était engagée sur le site de Rennes, mais sans précision sur le nombre de propositions d'emplois recueillies à l'extérieur du groupe.

Interrogé sur la table-ronde tripartite demandée par les syndicats et le gouvernement, le président du directoire a répondu qu'elle ne pourrait pas se tenir avant la fin du processus légal engagé avec les syndicats.

"Nous ne sommes pas opposés aux réunions tripartites, s'agissant de la revitalisation, à Aulnay, à Rennes, par nature il faut que ce soit tripartite", a-t-il déclaré.

"Ensuite, sur les aspects liés à la procédure sociale, il faudra que ces réunions aient lieu, si elles doivent avoir lieu, au bon moment. Il faut notamment que l'expert du CCE ait rendu ses conclusions", a-t-il ajouté, faisant référence au rapport du cabinet Secafi dont les premières conclusions sont attendues fin octobre, et les conclusions définitives fin novembre.

Avec Reuters (Blandine Hénault et Gilles Guillaume, édité par Benoît Van Overstraeten)

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