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L'Usine Auto

PSA sans la famille Peugeot (ou presque)

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Analyse L’entrée au capital du constructeur chinois Dongfeng et de l’Etat français marque la fin de 200 ans de direction 100% familiale chez PSA.

PSA sans la famille Peugeot (ou presque) © D.R. - PSA

Une page d’histoire industrielle, longue de deux cents ans, s’est refermée dimanche 19 janvier. Le comité de surveillance de PSA aurait approuvé l’entrée au capital du constructeur automobile de son partenaire chinois Dongfeng et de l’Etat français. Une décision qui touche en premier lieu la famille fondatrice et propriétaire du groupe, les Peugeot.

1 - La famille ne sera plus le premier actionnaire du groupe

Le montage financier final n’a pas été dévoilé. Mais une chose est sûre : l’augmentation de capital va mécaniquement diluer la participation de la famille Peugeot. Selon les Echos, PSA devrait en effet récolter 3 milliards d’euros dans l’opération, 750 millions amenés à la fois par l’Etat et Dongfeng. 1,5 milliard d’euros seront eux trouvés en Bourse et via la famille, qui devrait réinjecter des fonds. A l’issue de l’opération, l’Etat, Dongfeng et les Peugeot devraient alors détenir chacun 14% du groupe, qui pèse, lundi 20 janvier, 3,4 milliards d’euros en Bourse. La famille perd donc plus de 10 points de participation, puisqu’elle détient aujourd’hui 25% du capital.

2 - Elle ne pourra pas faire jouer la minorité de blocage

L’influence de la famille sur les décisions stratégiques va donc indéniablement diminuer. Dongfeng n’a pas investi dans PSA pour laisser d’autres diriger. Le groupe chinois compte bénéficier de la présence française hors de Chine, notamment en Russie, et de son excellence technologique. L’Etat garantit à PSA de rester français, et fera tout pour l’aider à se relever et à gagner des parts de marché à l’international. Au milieu, la famille Peugeot ne sera plus le seul maître à bord. Dongfeng souhaiterait en outre limiter les droits de vote de la famille, qui représentent aujourd'hui le double de son poids en action.

3 - Un nouveau président devra être nommé

FFP, la holding de la famille Peugeot, restera présente, des membres de la famille feront toujours partie de l’organigramme. Mais ce changement d’actionnariat (le second en quelques mois après la vente des 7% de General Motors en décembre) entrainera à coup sûr un changement de président. Thierry Peugeot ne devrait pas conserver son poste, l’Etat et Dongfeng plaidant pour la nomination d’un président extérieur à la famille. Les noms de Louis Gallois, déjà membre du conseil de surveillance, et de Jean-Louis Beffa reviennent avec insistance dans plusieurs médias.

Pauline Ducamp

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