PSA resserre son directoire, sans Saint-Geours ni Faury

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi qu'il resserrait sa direction pour mener à bien le redressement du groupe automobile, avec notamment le départ de deux membres du directoire, Frédéric Saint-Geours et Guillaume Faury.

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Frédéric Saint-Geours, membre du directoire depuis juin 2009, restera chargé de mission auprès du président du directoire Philippe Varin, a précisé PSA dans un communiqué publié à l'issue d'un conseil de surveillance.

Frédéric Saint-Geours, qui a été directeur financier et directeur des marques de PSA, est également patron de l'UIMM, la fédération patronale de la métallurgie, et pressenti comme candidat à la présidence du Medef.

Guillaume Faury, directeur de la recherche et développement, va quitter le groupe, a ajouté PSA. Sa nomination à la tête d'Eurocopter, filiale d'EADS, a été annoncée parallèlement.

A partir du 2 avril, le directoire de PSA, composé jusque-là de six membres, n'en comptera plus que quatre avec, autour de Philippe Varin, le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur Asie Grégoire Olivier et le directeur des programmes Jean-Christophe Quémard.

PSA a précisé que les directeurs des marques Peugeot et Citroën, respectivement Maxime Picat et Frédéric Banzet, seraient désormais directement rattachés au président du directoire.

Le groupe, engagé dans un plan de restructuration en France pour ajuster ses capacités et redresser sa situation financière, a aussi marqué son souci de "renforcer la qualité du dialogue social" en intégrant à sa direction des ressources humaines "l'animation des relations sociales".

PSA a par ailleurs fait savoir qu'Ernest-Antoine Seillière et Joseph Toot Jr quittaient le conseil de surveillance, "afin de resserrer la gouvernance du groupe".

En Bourse, les annonces de PSA ont permis au titre d'accélérer sa progression. La valeur a clôturé sur un gain de 2,02% à 6,673 euros, tandis que le SBF 120 a pris 0,08%.

En 2012, PSA a publié une perte record de cinq milliards d'euros, creusée par des dépréciations d'actifs massives dans sa division automobile. et

Le constructeur a vu ses immatriculations de voitures neuves chuter de 15,5% en février dans un marché français en baisse de 12,1%.

Blandine Hénault, édité par Dominique Rodriguez

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