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PSA prévoit de nouvelles mesures d’économies

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[ACTUALISE] - Selon les syndicats présents lors du comité de groupe européen ce 28 juin, la direction a annoncé qu’un comité central d’entreprise devrait se tenir dans les tout prochains jours.

PSA prévoit de nouvelles mesures d’économies © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

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A cette occasion la direction présentera de nouvelles mesures d’économies. Denis Martin, directeur industriel du groupe, a précisé que la réunion se tiendrait avant la fin juillet, date de présentation des résultats trimestriels du groupe. "Le temps est venu de présenter à l'ensemble des salariés les solutions et les mesures qu'on doit mettre en place" pour faire face à la baisse des ventes en Europe, le principal marché du constructeur, a-t-il poursuivi. Nous sommes vraiment dans une situation très très difficile".

Ce CCE sera l'occasion d'évoquer "l'avenir de l'ensemble de nos sites industriels", a expliqué M. Martin, qui a reconnu que le groupe "aura un examen plus attentif sur certains de nos sites ou certains de nos centres qui ont plus de difficulté que d'autres".

D’après les représentants syndicaux, Philippe Varin, président du directoire, aurait annoncé ce matin qu’il allait devoir prendre de nouvelles mesures d’économies. Pour l’heure, un porte-parole de PSA n’a pas souhaité faire de commentaires.

Le groupe a déjà lancé un programme d’économies qu’il a renforcé à plusieurs reprises ces derniers mois. Le plan de performance de 2009 devait lui permettre d’épargner 3,7 milliards d’euros en tout. Mais en octobre dernier le groupe a présenté un nouveau paquet supplémentaire d’économies de l’ordre de 800 millions pour 2012 en Europe.

Pour l’heure, PSA veut atteindre un milliard d’euros d’économies et veut vendre des actifs. Il entend aussi ouvrir le capital du transporteur Gefco qu’il contrôle complètement encore.

A l’occasion du comité de groupe européen de ce jour, plusieurs centaines de salariés de tous les sites de PSA Peugeot Citroën étaient présents pour manifester leur mécontentement devant le siège du groupe. L’objectif étant notamment de défendre les emplois en particulier sur le site d’Aulnay.

"Contre la casse de l’emploi"

Les syndicats CGT, CFDT, CFTC, SIA (syndicat maison) et SUD ont appelé les salariés du site de Seine-Saint-Denis à la grève, et, de même que la CFE-CGC et FO, à un rassemblement devant le siège parisien de PSA à 10H30 "contre la casse de l'emploi". Une délégation venue de l’usine Opel de Bochum avait également fait le déplacement, ainsi que des représentants syndicats de l’usine GM de Strasbourg, d’Air France et de Renault. Nicolas Poutou, candidat pour le Nouveau Parti Anticapitaliste lors de la présidentielle, était aussi présent avenue de la Grande Armée à Paris.

"Vous avez toutes les données pour que Peugeot annonce fin juillet la fermeture de l'usine d'Aulnay. L'objectif de la manifestation d'aujourd'hui est de faire une démonstration de force", a déclaré pour sa part Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT. Il a précisé que la direction pourrait annoncer en comité d’entreprise à Poissy la baisse de la cadence de la 208 pour permettre une montée en puissance de la C3 actuellement produite à Aulnay.

Les syndicats ont par ailleurs précisé avoir rencontré le président du directoire ces derniers jours. "Expressément, hier (mercredi), on a demandé à Philippe Varin d'éclairer les salariés, d'expliquer et surtout de donner une vraie version de l'avenir même si elle est compliquée mais il faut informer", a indiqué à l'AFP Christian Lafaye, délégué syndical Central PSA Peugeot Citroën, reçu avec le n°1 de FO, Jean-Claude Mailly.

Plan B ?

Du côté de la CFE-CGC, son patron Bernard Van Craeynest a demandé l’étude d’un plan B, signe que l'affectation d'un nouveau véhicule sur cette usine de Seine-Saint-Denis n'est pas d'actualité. "La pérennité de trois usines, Madrid, Rennes et Sevelnord, nous a été assuré, mais il en reste une quatrième, Aulnay-sous-Bois", explique Anne Valleron. La déléguée centrale CFE-CGC a ajouté qu’une plateforme sera attribuée au site de Rennes, dont les salariés craignaient pour l’avenir. "Le site sera cependant en sureffectif, avec un trou de charge" a tempéré la syndicaliste. "L’usine de Rennes devra revoir sa compétitivité, nous a expliqué la direction" soulignait Ricardo Madeira, délégué central CFDT.

Ces propos font écho à ceux du directeur industriel de PSA Denis Martin qui déclarait ce matin : "Il y a un certain nombre de dispositions à prendre vis-à-vis des autres établissements, entre autres celui de Rennes, mais aussi de nos autres sites industriels, de nos sites de recherche et développement".

Avec l'aide de Pauline Ducamp

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