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PSA pilote un guichet à start-up

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Fonctionnement, performances, axes d’amélioration… PSA a réalisé un bilan de la première année de son Business lab, qui repère les pépites prometteuses.

PSA pilote un guichet à start-up
En 2017, 32 contrats de collaboration ont été signés, notamment avec Koolicar [photo], une start-up spécialiste de l’autopartage.

Dirigeants de start-up, chargés de projets en interne, représentants du fonds d’investissement partenaire et bien évidemment responsables du Business lab… Le groupe PSA avait réuni début 2018 l’ensemble des parties prenantes pour réaliser un bilan de la première année d’existence de cette nouvelle unité. Lancé en octobre 2016, le Business lab vise à aider le constructeur à identifier des technologies et des business novateurs. L’objectif est « d’apporter des solutions de rupture sur l’ensemble de la chaîne automobile et des solutions de mobilité innovantes », résume sa directrice, Anne Laliron. Le spectre est large : mobilité, véhicule autonome ou connecté, mais aussi villes intelligentes ou encore usine du futur. Les sources d’innovation, évidentes : les jeunes entreprises innovantes.

Pour repérer les pépites, PSA s’est doté d’une équipe indépendante et « agile » de sept personnes réparties entre la France, San Francisco aux États-Unis et Singapour en Asie. Ce comité réduit du Business lab est adossé à 650 collaborateurs du groupe. Un soutien qui permet d’analyser au mieux les solutions identifiées et d’évaluer l’intérêt d’une collaboration. « Faire travailler des gens de manière transversale n’est pas toujours simple », reconnaît Lauranne Weill, UX Designer chargée pour Citroën du projet Demooz. Créée en 2013, cette plate-forme met en relation des acheteurs potentiels avec des propriétaires ambassadeurs acceptant de faire tester leur véhicule. Une idée que Citroën, propriété de PSA, a voulu creuser en travaillant avec la start-up du même nom. Malgré les difficultés rencontrées, l’association entre la marque aux chevrons et Demooz semble avoir porté ses fruits, puisque son fondateur, Stéphane Millet, annonce que « cette initiative prise par PSA a donné des idées à d’autres constructeurs ».

Réduire les temps de livraison

Mais le Business lab ne se contente pas de l’apport des équipes de PSA en interne. Pour plusieurs millions d’euros – un montant non confirmé –, une relation exclusive a été tissée avec le fonds Idinvest Partners. « Nous souhaitons nous appuyer sur les meilleurs acteurs existants, qui ont développé une expertise depuis vingt ans. Cela nous évite d’avoir à prendre autant de temps pour nous positionner dans l’écosystème que nous ciblons », explique Anne Laliron. « Nous partageons nos connaissances et notre réseau avec PSA en échangeant un jour par semaine avec un représentant du groupe », détaille de son côté Nicolas Chaudron, le représentant d’Idinvest. C’est ainsi que le constructeur a été mis en relation avec Expedicar, spécialiste du transport de véhicules à l’unité. Séduit, PSA a décidé de mettre à disposition la solution développée par la start-up pour l’ensemble de son réseau afin de réduire les temps de livraison.

Le groupe dispose d’une enveloppe de 100 millions d’euros pour collaborer avec les start-up. Pour autant, PSA investit à pas comptés dans les jeunes entreprises qui l’intéressent. Travelcar et Koolicar, spécialistes des parkings et de la mobilité, font partie des rares élus. « Nous réalisons des investissements très ciblés, stratégiques et souvent minoritaires », précise la directrice du Business lab. Dans la majorité des cas, le groupe privilégie les partenariats : lancement de services communs, contrat commercial, co-innovation…

Bilan de ces démarches ? En 2017, le Business lab a scanné 560 start-up, dont 50 % en France et 25 % aux États-Unis. Le taux de transformation atteint 6 %, ce qui correspond à la mise en œuvre de 32 contrats de collaboration. Et ce avec des délais de traitement qui se veulent en phase avec le rythme des start-up, deux mois en moyenne, mais avec une amplitude de deux jours à six mois en fonction de la complexité des projets. « Si nous ne détectons pas d’intérêt immédiat, il vaut mieux convenir d’un autre rendez-vous dans six mois plutôt que de continuer à creuser », tranche Anne Laliron. Qui espère que le Business lab de PSA soit « encore plus agile et rapide » à l’avenir pour continuer à tirer les bénéfices de cette démarche d’open innovation. 

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