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L'Usine Auto

PSA Peugeot Citroën : la filière automobile manque de soutien, estime Carlos Tavares

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Publié le , mis à jour le 12/07/2014 À 15H09

Dans un entretien accordé au Figaro , Carlos Tavares, le patron de PSA, a repris toutes les informations qu'il avait livrées en exclusivité aux membres de l'Automobile Business Club de L'Usine Nouvelle le 3 juillet dernier. Il a rappellé notamment que la crise de l'automobile n'était pas terminée en Europe. Tant que nous n'aurons pas atteint les 16 millions de voitures vendues sur le Vieux Continent et les 2 millions d'unités en France, on ne pourra pas parler de reprise, affirme l'ancien directeur général de Renault.

PSA Peugeot Citroën : la filière automobile manque de soutien, estime Carlos Tavares
Carlos Tavares, président du directoire de PSA, a confirmé les propos tenus lors de l'Automobile Business Club de L'Usine Nouvelle sur la crise de l'Automobile en Europe au Figaro.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

"Soyons réaliste! La courbe a changé de sens. Et c'est une réaction humaine que d'y voir une victoire, mais nous en sommes très loin." Voilà la réponse qu'a faite Carlos Tavares, le président du directoire de PSA à nos confrères du Figaro, en répondant à leur question sur le marché automobile européen et français. Comme il l'avait dit lors de l'Automobile Business Club organisé par L'Usine Nouvelle le 3 juillet dernier, il a "deux chiffres d'or à l'esprit: 16, c'est-à-dire 16 millions de voitures vendues en Europe ; et 2, pour 2 millions en France (contre 12 millions et 1,8 million respectivement en 2013, NDLR). En attendant, je considère que le marché est en crise."

Le 3 juillet, devant les patrons de la filière (équipementiers, constructeurs), il disait : "Nous sommes repartis en petite foulée. Reste à savoir si c’est durable. Tant que nous n’avons pas dépassé les 16 millions de voitures en Europe et les 2 millions en France, on ne peut pas parler de fin de crise."

Il se disait alors "préoccupé par le manque de soutien à l’auto comme outil de mobilité des citoyens. Tout ce qui peut limiter cette mobilité peut à terme se traduire par des difficultés pour l’industrie automobile".

Concernant PSA, il reconnaissait avoir "trois problèmes : des frais fixes trop importants, un problème de prix net car nous ne communiquons pas suffisamment sur la qualité de nos produits pour justifier des prix au moins égaux à ceux de nos concurrents, comme par exemple sur la 308 qui a été élue voiture de l’année. Et nous avons un problème de coûts variables qui nous pousse à améliorer notre performance industrielle". La surcapacité de l’outil industriel européen vient s’ajouter à ce contexte difficile, explique le patron du deuxième constructeur français.

>> Plan Produit : Carlos Tavares veut moins de modèle mais plus de R&D >>

Pour Carlos Tavares, qui s'exprimait toujours lors de l'Automobile Business Club, la compétitivité ne se résume pas à une histoire de coût de la main d’œuvre, un discours qu’il défendait déjà chez Renault. "Beaucoup de véhicules mainstream vendus en dessous de 10 000 euros ne peuvent plus être fabriqués en France en étant rentables. Mais cela nous laisse tout le reste du marché ! Il faut éviter la caricature : la part de la main d’œuvre représente environ 15 % du prix de revient d’une voiture. Il ne faut donc pas réduire la compétitivité à une question de prix de main d’œuvre."

Les usines françaises ont été construites il y a 50 à 30 ans ajoute Carlos Tavares : "A l’époque, ce qui était gros était beau. Aujourd’hui, nous sommes dans le monde l’efficience et nous cherchons à optimiser les flux et à obtenir une certaine compacité de nos outils, à dimensionner au plus juste, et surtout à faire bien du premier coup". Les outils français ne sont pas homogènes, selon le patron : "Il y a du benchmark à faire. Je ne vais pas citer de noms pour ne pas créer de traumatismes, mais dans certains de nos sites français, 70 % des véhicules sont bons du premier coup, d’autres sont à 90 %".

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