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PSA Peugeot Citroën : l'ère Varin, celle des alliances ?

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Nouveau président du directoire, nouveau démarrage chez PSA Peugeot Citröen. « C'est une nouvelle ère qui commence », a reconnu le président du conseil de surveillance du groupe, Thierry Peugeot dans un entretien aux Echos.

PSA Peugeot Citroën : l'ère Varin, celle des alliances ?

Depuis le 1er juin, le groupe accueille à sa tête, Philippe Varin, jusque là PDG du groupe sidérurgique Corus. Cette arrivée est l'occasion de redéfinir les axes de développement du constructeur automobile.

Philippe Varin  remplace Christian Streiff, remercié le 29 mars après deux ans à la direction du groupe, « pour un problème important de management et une certaine incompréhension », selon Thierry Peugeot

Il devrait présenter sa stratégie officielle en détail à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires mercredi 3 juin, son ambition étant de positionner le constructeur « au niveau des meilleurs mondiaux », selon le rapport d'activité du groupe. PSA Peugeot Citroën est certes présent à l'étranger, sur des marchés lointains, mais il ne vend qu'un tiers de sa production en dehors de l'Europe. Parmi les autres axes de développement, Philippe Varin devrait miser sur une gamme de véhicules bien positionnés en terme d'émissions de CO2

Reste que pour le début de sa mandature, sa première priorité devrait être le retour à une situation financière plus saine. En 2008, le groupe a enregistré une perte nette de 343 millions d'euros et ses ventes de véhicules ont reculé de 4,9%, à 3,26 millions d'unités. Le premier trimestre 2009 n'a pas apporté d'éclaircie, avec un retrait de 25% du chiffre d'affaires pour le groupe.

« Rester l'actionnaire de référence »
La solution de sauvetage du groupe au cœur de la crise économique pourrait venir de la famille Peugeot. Selon Thierry Peugeot, la famille, qui contrôle le groupe à hauteur de 30% du capital, serait prête à étudier des « alliances ou rapprochements », sous la condition de rester l'actionnaire de référence. Selon le président du conseil de surveillance, « la même famille actionnaire de référence depuis près de 200 ans donne une stabilité énorme au groupe ».

Des rumeurs courent concernant un possible rapprochement avec Fiat, dont l'offre de reprise d'Opel a été rejetée vendredi 29 mai. Une hypothèse qui permettrait à Fiat de devenir le numéro un européen de l'automobile et d'augmenter ses ventes au-delà des cinq millions de véhicules. « Pour avoir la taille critique, un constructeur n'aura à l'avenir pas d'autre choix que de construire près de six millions de voitures par an », affirmait fin mai Sergio Marchionne, le PDG de Fiat.

PSA Peugeot Citroën a déjà noué des partenariats avec Ford ou Toyota, mais seulement de manière ponctuelle. La stratégie de la famille Peugeot et de Philippe Varin n'est pas sans rappeler celle qui donna naissance en 1999 à son concurrent français, l'Alliance Renault- Nissan. « On souhaite rester indépendants, rester dans l'automobile, tout en nous développant », précise Thierry Peugeot. L'embauche de Thierry Varin ne paraît pas innocente dans cette stratégie. En effet, ce dernier a mené à bien l'intégration de Corus dans Tata Steel.

Barbara Leblanc

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