L'Usine Auto

PSA Peugeot Citroën avance de nouvelles mesures financières pour ses salariés licenciés

, , , ,

Publié le

Les syndicats et la direction du groupe PSA Peugeot Citroën se sont réunis, ce jeudi 17 janvier, autour des mesures d’accompagnement financier au profit des salariés dont l’emploi sera supprimé dans le cadre de la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois et la restructuration du site de Rennes. A l'issue de cette journée, le groupe a estimé avoir prévu "des dispositions honorables et qui permettent d’accompagner tous les salariés" .

PSA Peugeot Citroën avance de nouvelles mesures financières pour ses salariés licenciés © D.R. - PSA Peugeot Citroën

"Après des négociations animées nous sommes parvenus à un accord sur des dispositifs financiers permettant de répondre à toutes les situations rencontrées par nos salariés", a expliqué brièvement, ce jeudi 17 janvier en fin d’après-midi, Denis Martin, directeur industriel et des relations sociales du groupe PSA Peugeot Citroën. Il sortait d'une journée de négociation avec les syndicats du groupe à propos des dispositifs d’accompagnement  des salariés dont l’emploi sera supprimé avec la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois et la restructuration du site de Rennes

Ces dispositions financières sont destinées à compléter et améliorer les indemnités conventionnelles de licenciement a déclaré, en substance, Denis Martin qui a par ailleurs précisé que la période de volontariat "est repoussée au 31 décembre de cette année." Selon lui, un salarié acceptant une mobilité interne au sein du groupe percevra 45 000 euros. Cette somme sera portée à environ 60 000 euros pour un salarié ayant en moyenne une vingtaine d’année d’ancienneté s'il retrouve du travail dans une autre entreprise.

"Nous avons prévu un accompagnement complet", a assuré M. Martin qui a annoncé la mise en place de dispositifs pour faciliter tant la transition professionnelle que la transition vers la ré-industrialisation des sites. Des dispositifs qui seraient adaptés aux situations particulières des séniors et des personnes "fragiles vis à vis de l’emploi".

Des discussions avec la SNCF

Le directeur industriel a en revanche exclu des mesures de pré-retraite sauf pour les personnes se trouvant à moins de trois ans de l’âge prévu. Denis Martin s’est dit optimiste sur les chances de ré-industrialisation des sites. "Pour le site d’Aulnay nous avons identifié 1250 emplois dont 700 emplois fermes", a-t-il indiqué. Il n'a toutefois pas donné davantage d'information sur les potentiels repreneurs du site. En novembre, le même Denis Martin avait évoqué 1000 créations nettes.

Pour le site de Rennes qui doit voir disparaître 1400 postes, 400 emplois au titre de ré-industrialisation ont été évoqués. Sur ce point Denis Martin a fait état "de contacts avancés avec des entreprises sérieuses" notamment avec la SNCF en vue d’une activité liée au ferroviaire. "400 autres emplois seraient concernés par la mobilité et il restera 600 emplois pour lesquels nous allons accompagner nos salariés vers la mobilité externe", a-t-il assuré.

Toues les questions concernant le coût total de ces dispositifs d'accompagnement sont, elles, restées sans réponse.

Trois réunions sont encore au programme des négociations qui devraient s’achever à la mi-février.

Patrick Désavie (Ile-de-France)

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte