PSA ne perd pas espoir en Iran

Évincé de ce marché très lucratif en 2012, le français maintient les contacts avec le pays pour une éventuelle reprise des affaires. Le marché représentait, il y a trois ans, environ 450 000 ventes annuelles.

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PSA ne perd pas espoir en Iran

"Nous avons envie de revenir en Iran". Le discours de Jean-Christophe Quémard, le patron de la région Moyen-orient Afrique chez PSA, est clair. "Nous avons des relations avec nos partenaires sur place" poursuit l'industriel qui observe l'évolution de ce marché autrefois, clé pour PSA. Les voyages dans les pays de représentants du groupe français ne sont pas rares, convaincus que le marché iranien à un potentiel de croissance et une appétence pour les marques mondiales.

Production continue

Iran Khodro, le partenaire de PSA dans le pays, semble également appeler de ses vœux une nouvelle collaboration avec le français. Le groupe continue en effet de produire et de vendre des 405 et 206. "Nous ne touchons aucun revenu sur ces modèles, tout est fabriqué en Iran" explique Jean-Christophe Quémard.

Les Iraniens ont en effet intégré sur place la production de pièces autrefois envoyées en kits depuis l'usine de Vesoul (Haute-Saône). Cette activité correspondait à la vente de 450 000 véhicules, chaque année, il y a encore trois ans. Or le renouvellement des Peugeot iraniennes, déjà anciennes, ne pourra se faire sans PSA. L'adaptation de nouveaux modèles est aussi l'une des raisons du maintien des relations avec Iran Khodro.

Sanctions internationales

Mais le retour de PSA ne semble pas pour tout de suite. "Il est impossible aujourdhui de faire circuler des flux financiers" rappelle-t-on chez le numéro deux français de l’automobile. Les discussions internationales doivent déboucher, le 24 novembre, sur des décisions de lever, ou pas, une partie des sanctions contre l'Iran. Rien ne laisse présager de l'issue des discussions, qui ont été prolongées de trois mois après la période initiale de six mois instaurée en début d'année. Une chose est sûre, quand PSA pourra reprendre officiellement ses activités dans le pays, il faudra au minimum 15 mois pour produire un nouveau véhicule sur place.

Pauline Ducamp

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