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PSA : les conséquences d'une entrée de l'Etat et de Dongfeng sur la répartition du capital

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Infographie D'après les informations de Reuters, l'Etat français et Dongfeng Motors pourraient participer à une augmentation de capital de PSA Peugeot-Citroën, chacun à hauteur de 1,5 milliard d'euros. En tenant compte de la répartition actuelle du capital et si la famille Peugeot ne participait pas à l'opération, l'Etat et le constructeur chinois se retrouveraient chacun avec un peu plus de 20% du capital de PSA.

PSA : les conséquences d'une entrée de l'Etat et de Dongfeng sur la répartition du capital © PSA

Actuellement et avec 25 % du capital le groupe familial Peugeot s'impose comme le premier actionnaire de PSA. Depuis la dernière augmentation de capital en 2012, l'américain General Motors (GM) détient 7% du groupe français.

Le reste du capital est réparti entre les investisseurs institutionnels (sociétés d'investissement et fonds communs de placement par exemple) français - à hauteur de 18,4% -  et étrangers - pour 35,5%. Enfin, l'appellation "autres" dans le graphique ci-dessous représente l'autodétention (3,4%), la part des salariés (2,6%) et les actionnaires individuels (7,5%).

D'après les informations de Reuters, l'Etat français et Dongfeng Motors pourraient participer à une augmentation de capital de PSA Peugeot-Citroën, chacun à hauteur de 1,5 milliard d'euros. La capitalisation du groupe passerait alors de 4,4 milliards d'euros (au cours de clotûre de vendredi dernier 11 octobre) à 7,4 milliards d'euros.

Dans ce scénario, et avec l'hypothèse que la famile Peugeot ne participerait pas à cette opération, l'Etat et le constructeur chinois se retrouveraient avec un peu plus de 20% du capital de PSA chacun.

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1 commentaire

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15/10/2013 - 23h43 -

C'est inquiétant. Une montée au capital de PSA à une telle hauteur par Dongfeng est très dangereuse.
Si par la suite des actionnaires ou des membres de la famille Peugeot vendent leurs actions, on risque de perdre progressivement le contrôle du capital de PSA Peugeot Citroën … avant de voir partir toutes les usines …
Il ne faut surtout pas reproduire la catastrophique passivité qui nous a laissé déposséder des fleurons industriels qu’étaient PECHINEY et ARCELOR - avec les résultats que l’on connaît.
L'état US a mis 50 Md de $ chez GM pour lui permettre de se redresser - avant de revendre très progressivement en bourse en fonction des résultats. GM est donc resté entièrement américain et s’est même permis de prendre 7% de PSA ...
Pourquoi ne propose t’on pas - comme les Américains l’ont fait pour GM - une aide massive au groupe français pour lui permettre de se passer de ces dollars (billets de Monopoly émis chaque mois en quantité phénoménale par la FED) et de ces yuans qui l’asservissent ?
Pourquoi ne pas faire monter davantage l' État au capital de PSA via le FSI et obliger au rapprochement avec Renault Nissan par prises de participation croisées ?
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