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L'Usine Auto

PSA-GM, une alliance européenne et élastique

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Avec la signature définitive pour la coentreprise achats et trois projets communs, les deux constructeurs se concentrent sur l’Europe.

PSA-GM, une alliance européenne et élastique © DR

Dan Akerson, le PDG de General Motors, et Thomas Sedran, son homologue d’Opel, avaient fait monter le suspense ces derniers jours dans la presse.

Cette fois, c’est officiel : PSA et General Motors ont dévoilé jeudi 20 décembre les premiers projets communs validés, dans le cadre de leur alliance stratégique mondiale.

Face à ces annonces, le sentiment reste cependant mitigé : les premiers résultats concrets sont clairement européano-centrés. Et même si PSA annonce que "le périmètre de l’Alliance s’élargit et inclut un projet commun de motorisations", l’effectivité du projet n’est pas attendue avant 2017. Au plus tôt.

Trois projets européens

"Il était important pour les deux constructeurs de signer avant le 31 décembre, date annoncée dans le master agreement de l’alliance, tempère Georges Dieng, analyste chez Natixis. L’objectif est de dire qu’ils ne vont pas en rester là. En attendant, ils ont signé sur les points où ils étaient capables de s’entendre".

Ces points, ce sont d’abord trois programmes : un monospace de segment C (qui remplacera les C3 Picasso, Peugeot 3008 et Opel Mériva), un monospace de segment B, plus petit, et une future plateforme pour de petits véhicules écologiques. PSA compte ici faire des économies de développement sur des modèles qu’il aurait de toute façon du renouveler. Idem pour Opel. Les premiers exemplaires sortiront des chaines en 2016.

En revanche, le projet d’une grande plateforme de segment D n’a pas été retenu. "Nous comprenons maintenant pourquoi la direction ne voulait pas conserver les 550 emplois pointés par Sécafi sur l’usine de Rennes, souligne Ricardo Madeira, délégué syndical central CFDT. La direction nous a confirmé que chaque constructeur, Opel et PSA, restera sur son segment D. La remplaçante de la C5 sera un programme 100% PSA".

L’usine de Rennes La Janais (Ille-et-Vilaine) ne devrait donc pas produire de modèles pour Opel, mais PSA se veut rassurant quant à l’avenir du site. "Le modèle économique sur le segment D n’était pas convaincant, mais ce que nous avons annoncé en octobre pour Rennes, l’attribution d’une plateforme, reste valable", clarifie un porte-parole du groupe, avant de préciser : "Au total, les volumes des trois projets confirmés sont bien plus importants que ceux du segment D".

Mais l’outil décisif dans le redressement de la situation européenne de PSA et Opel repose sur la signature de la coentreprise sur les achats. Les achats d’organes et composants seront communs pour les véhicules développés dans le cadre de l’Alliance comme pour ceux mis au point par chaque constructeur.

Alors qu’elle devait initialement être mondiale, la joint-venture ne concerne plus désormais que l’Europe. Le site de Porto Real au Brésil n’en bénéficiera donc pas, au contraire de Sochaux (Doubs) ou Poissy (Yvelines). "Nos usines sont surtout implantées sur le Vieux continent. Pour poursuivre notre stratégie de montée en gamme, il faut d’abord résoudre nos problèmes en Europe", se défend-on chez PSA.

Rivaliser avec Volkswagen

Les annonces du 20 décembre doivent donc être prises comme une première étape : PSA et General Motors veulent utiliser l’alliance pour retrouver une bonne santé financière en Europe.

Ensuite, iles passeront à des projets mondiaux. Rien n’est donc figé et PSA a souhaité donner ce matin des gages de futurs développements. Ainsi, la gamme de petits moteurs répondant à la norme Euro 7 sera produite en commun. Ces blocs prendront la suite des moteurs EB lancés cette année en particulier sur la 208.

"Cette nouvelle donne peut être très positive si les sites français les produisent", relativise Ricardo Madeira. Abandonné en octobre, faute encore de business-model convaincant, le projet de véhicule commun en Amérique Latine est de nouveau sur la table.

Le constructeur est pleinement confiant. Il maintient l’objectif de 2 milliards d’euros de synergies annoncés à la signature de l’alliance fin février. Le 20 décembre, dans les colonnes du quotidien Le Monde, Philippe Varin, le PDG du groupe, assure qu’à terme, l’alliance entre PSA Peugeot Citroën et General Motors pourra rivaliser avec le groupe Volkswagen en Europe.

Du côté syndical, on reste plus prudent. "Cette alliance ne sera bénéfique pour le groupe que si elle nous emmène sur des marchés où nous ne sommes pas présents, rétorque Ricardo Madeira. Aujourd’hui, elle est centrée sur l’Europe".

Pauline Ducamp

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