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L'Usine Auto

PSA-GM : "marier le meilleur des deux mondes", selon Gilles Le Borgne

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Entretien Nouveau directeur de la R&D de PSA, Gilles Le Borgne revient sur le travail effectué depuis un an et demi avec General Motors.

PSA-GM : marier le meilleur des deux mondes, selon Gilles Le Borgne © PSA

L’Usine Nouvelle - Comment s’organise le travail entre les équipes de PSA et de GM ?

Gilles Le Borgne - Beaucoup de projets sont en discussion mais peu ont été annoncés. Les trois projets véhicules présentés jusqu’à présent sont réalisés sur des bases-véhicules PSA. Nous disposons donc d’une équipe de liaison d’une trentaine de personnes à Rüsselsheim chez Opel, qui s’assure au quotidien que le savoir-faire lié à nos plateformes est bien intégré chez Opel, pour pouvoir définir les superstructures (côté de caisse, capot, aile, électricité ou électronique).

Les cultures des deux entreprises sont-elles proches ?

Non et ça prendra du temps. Nous avons intégré de chez GM certains outils, comme les visual VISBOM (Visual Bill of Material). Ce sont des éclatés de véhicules avec toutes les pièces, colorés en trois teintes : une pour les éléments reconduits, une pour ceux qui peuvent être modifiés et une dernière pour les nouvelles pièces. C’est une pratique que nous avons découverte chez eux et que nous avons systématisée. Cette méthode est d’une lisibilité instantanée. Nous avons aussi repris une méthode qui décrit les contrats pièce à pièce. On prend un organe nouveau, des revues très détaillées sont réalisées et chaque patron de métier s’engage sur les objectifs à tenir.

General Motors a-t-il repris aussi certains outils de PSA ?

PSA ne fait plus de stade prototype depuis la deuxième C3, GM regarde aujourd’hui comment l’intégrer dans son schéma de développement. La modularité de nos plateformes les intéresse beaucoup. L’idée générale de cette alliance, c’est de marier le meilleur des deux mondes.

Des projets comme la boite DCT avaient été arrêtés chez PSA suite à l’alliance. Ont-ils été remis sur les rails ou définitivement abandonnés ?

Nous avons fait un panorama des synergies possibles. Pour l’instant, nous n’avons annoncé que trois projets véhicules et le moteur EB. Cela se déroule normalement. Beaucoup d’autres choses sont à l’étude, il faut trouver un intérêt partagé entre General Motors et PSA, puis la viabilité économique qui permet ensuite d’engager le projet. Et ce n’est pas qu’une approche européenne.

Avec l’Alliance, est-ce qu’on assiste à un changement de culture chez PSA, où la rentabilité financière reste le seul critère de décision ?

L’économique a toujours été une préoccupation. Aujourd’hui, parce qu’on ne peut pas passer dans le prix une partie de la valeur d’une nouveauté technologique, comme l’Euro 6 par exemple, il faut compenser au maximum par des efforts de productivité, d’analyse de la valeur. Nous avons mis en place des outils spécifiques : par exemple, dès les avant-projets, nous avons mis en place une démarche d’optimisation économique. Quand on arrive au jalon d’engagement du projet, nous sommes ainsi sûrs que c’est la bonne réponse économique entre le prix de dépense et le prix de revient du projet.

Propos recueillis par Pauline Ducamp

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