PSA et Renault mettent deux usines à l’arrêt cette semaine

Les salariés des usines PSA d’Aulnay et de Renault Sandouville sont au chômage partiel jusqu’au 2 mars. Les directions des deux constructeurs automobiles français invoquent la baisse des commandes en Europe.

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PSA et Renault mettent deux usines à l’arrêt cette semaine

La mesure n’a rien d’exceptionnel pour PSa Peugeot Citroën comme pour Renault. Le recours au chômage partiel est monnaie courante dans l’automobile pour faire face au ralentissement de la demande. Et c’est bien ce à quoi doivent faire face PSA et Renault en ce début d’année, déjà chahuté. Les immatriculations ont plongé de 20,7% au mois de janvier, en moyenne. Une chute encore plus durement ressentie par Renault (-32,7%) et PSA (-27,4%).

Dans une logique de gestion des stocks efficace, les directions des deux groupes ont donc pris des mesures de chômage partiel sur leurs sites d’Aulnay et de Sandouville, du 27 février au 2 mars. Renault annonçait sa décision le 14 février dernier, en raison d’une "baisse du marché européen avec des commandes plus faibles". Et pour cause, à Sandouville, sont assemblés les modèles Laguna et Espace. Or Renault a arrêté d’exporter ces modèles en Angleterre.

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2 000 des 2 400 salariés sont concernés par cette mesure de chômage partiel. Ils pourront utiliser le capital temps collectif, des jours de congés individuels ou se mettre en chômage partiel (payé 85% du salaire net).

Le cas Aulnay

Idem du côté de PSA qui accuse le coup de la chute des ventes. Pour diminuer ses stocks, le groupe aux deux marques a décidé de mettre l’usine d’Aulnay à l’arrêt toute la semaine. Une décision qui ne manque pas d’inquiéter un peu plus les salariés du site dont l'avenir reste incertain.

Depuis plusieurs mois, le site est en menacé. En décembre, lorsque le groupe annonce les suppressions d’emploi, l’usine d’Aulnay fait partie des 3 sites les plus touchés (avec 140 postes en moins).

Le samedi 18 février, les syndicats de PSA manifestaient dans les rues d’Aulnay-sous-Bois. Interrogé par L’Usine Nouvelle, le délégué central de la CGT, Pierre Mercier, arguait que PSA préparait mois après mois la fermeture de leur usine en Ile-de-France : "La production de la 208 a débuté sur le site de Poissy. Sur le site de Mulhouse, la production de la 308 est en transfert vers Sochaux pour permettre l’arrivée en juin prochain de la production d’une partie de la 208, sous la forme 4x4. Autant de manœuvres, permettant de décharger le site de Poissy, qui va accueillir à terme la production de la C3 en même temps qu’Aulnay, puis à la place d’Aulnay. Une manœuvre qui entraînera la fermeture de notre site".

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