International

PSA et Fiat-Chrysler révèlent leur projet d'accord en vue d'une fusion à parts égales

Simon Chodorge , , , ,

Publié le , mis à jour le 31/10/2019 À 08H39

[ACTUALISÉ] Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) et PSA détaillent leur projet de fusion. La veille, les deux entreprises ont officialisé leur volonté de créer le quatrième acteur mondial du secteur automobile.

PSA et Fiat-Chrysler révèlent leur projet d'accord en vue d'une fusion à parts égales
PSA et FCA envisagent une fusion à 50-50.

Les discussions entre Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) et PSA semblent en bonne voie. Jeudi 31 octobre, les deux entreprises ont révélé un premier protocole d’accord. L'option d'une fusion à parts égales a finalement été retenue par les deux constructeurs automobiles.

Le conseil de surveillance de PSA et le conseil d’administration de Fiat-Chrysler ont encouragé à l’unanimité la poursuite des discussions. Désormais, les deux entreprises vont devoir finaliser leur négociations afin de conclure un “memorandum of understanding” (ou protocole d’entente) dans les prochaines semaines.

L'éventuelle société mère installée aux Pays-Bas

“Les discussions en cours ouvrent la voie à la création d'un nouveau groupe avec une taille et des ressources d'envergure mondiale, dont le capital serait détenu à 50% par les actionnaires du Groupe PSA et à 50% par les actionnaires de FCA”, indiquent les deux groupes dans un communiqué commun.

Autre information confirmée : John Elkann, dirigeant de FCA, deviendrait président du conseil d’administration de la nouvelle structure tandis que Carlos Tavares serait directeur général et membre du conseil. Avec onze membres, le conseil d’administration compterait cinq membres nommés par PSA, cinq choisis par FCA et donc Carlos Tavares. La représentation des deux groupes sera “équilibrée avec une majorité d’administrateurs indépendants”, commentent PSA et FCA. La société mère serait par ailleurs installée aux Pays-Bas.

Le projet de fusion entre FCA et PSA avait été révélé mercredi 30 octobre par les deux entreprises. Leur mariage pourrait donner lieu à la naissance du quatrième acteur mondial du secteur automobile. Dans leur projet d’accord, les deux groupes confirment leur volonté de travailler ensemble sur la transition vers le véhicule électrique.

Quel impact pour les usines ?

“Les synergies annuelles et progressives sont estimées à approximativement 3,7 milliards d’euros”, révèlent les deux entreprises. 80% de ces synergies doivent être réalisée “à partir de la fin de la quatrième année” d’existence de la nouvelle entité. Par ailleurs, les deux groupes estiment le coût de réalisation de ces synergies à 2,8 milliards d’euros.  

Elles rassurent sur l’impact social du projet : aucun fermeture d’usine n’est envisagée. Malgré tout, aucun engagement sur l’emploi n’est mentionné. Une zone de flou qui devrait faire réagir les gouvernements et les syndicats.

La France et l'Italie vigilantes

Le gouvernement français a déjà commenté le projet le matin du 31 octobre et indique qu’il “accueille favorablement l’entrée en négociation des groupes PSA et FCA”. Le cabinet de Bruno Le Maire se dit toutefois “vigilant sur la préservation de l’empreinte industrielle en France, la localisation des centres de décision et la confirmation de l’engagement du nouveau groupe sur la création d’une filière industrielle européenne de batteries électriques.”

L'État français détient 12% de PSA via la banque publique BPI et une source de Reuters soulignait mercredi 30 octobre que le gouvernement serait vigilant sur la préservation des intérêts patrimoniaux de la banque publique.

Le gouvernement italien reconnaît la "logique de marché" du projet mais sera "vigilant", a annoncé le ministre italien de l'Économie Roberto Gualtieri le 30 octobre. "Le gouvernement suit les développements avec respect, c'est une logique de marché, mais il est également conscient que nous parlons d'une industrie très importante pour notre pays", a-t-il ajouté.

L'enjeu est de taille en Italie où 58 000 personnes sont salariées par Fiat-Chrysler dont les sites industriels sont en surcapacité chronique. Dans le contexte politique actuel, d'éventuelles fermetures d'usines pourraient avoir de lourdes conséquences pour la coalition gouvernementale au pouvoir.

Avec Reuters

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte