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L'Usine Auto

PSA envisage des restructurations

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Alors que le constructeur français présente la 208 à Genève, les conséquences industrielles de l’alliance avec General Motors commencent à se dessiner.

PSA envisage des restructurations © D.R. - PSA Peugeot Citroën

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En partenariat avec Industrie Explorer

Après l’annonce de l’alliance stratégique mondiale entre PSA et General Motors la semaine dernière, les questions pratiques arrivent avec le Salon de Genève. Et c’est un plan en deux temps qui se dessine concernant l’outil industriel de PSA, avec une première étape de restructurations. Philippe Varin avait dressé les grandes lignes la semaine dernière des conséquences industrielles de l’alliance.

Si entre 2016 et 2020, les usines du groupe produiront des modèles issus de l’alliance (et pourquoi des modèles Opel), le constructeur ne peut pas s’exonérer en attendant de régler son problème de surcapacités. Denis Martin, le directeur industriel du groupe, a confirmé ce matin cette position sur le stand Peugeot du SIAG. "D’ici 2016, ces quelques années éclairent l’horizon des salariés du groupe, des deux groupes, et ça nous donne aussi du temps, mais il est compté, de manière à mener à la fois tous les efforts de compétitivité que nous menons actuellement sur nos bases industrielles et à traiter nos problématiques de surcapacité, qui existent chez PSA comme chez General Motors", précise Denis Martin.

La question de surcapacités est étudiée depuis plusieurs mois par la direction de PSA, au travers de concertations avec les partenaires sociaux mais aussi les représentants des autorités locales, dans les communes et départements où sont implantés des usines PSA. Ainsi, le 27 février s’est tenu un Comité Paritaire Stratégique qui portait sur "La compétitivité du segment B en Europe". "C’est un travail de pédagogie, et je crois qu’aujourd’hui tout le monde est conscient que chez PSA, nous avons une vraie problématique qui est très pénalisante dans le domaine du segment B, souligne Denis Martin. C’est peut-être le handicap d’être trop français et nous le payons. Bien entendu, sur un certain nombre de sites, nous regardons comment aborder la question sociale, la question de l’emploi et comment on anticipe".

"Le problème se pose sur de nombreux sites"

Alors qu’Eric Besson fait le point cette semaine sur le site de Sevelnord, Denis Martin met les points sur les i. "Je ne cristallise pas sur les sites d’Aulnay et de Sevelnord. Je peux aussi vous parler de Madrid, de Mulhouse. J’ai aussi la problématique de Rennes, où la gestion est délicate avant l’arrivée d’un nouveau véhicule dans le futur. Le problème, ce n’est pas un site, le problème se pose sur de nombreux sites", affirme le directeur industriel. Même les sites qui fonctionnent bien aujourd’hui, comme Poissy, ne sont pas à l’abri, pour Denis Martin : "aucun site ne peut se considérer comme protégé. Même dans ces usines qui sont chargées, il ne faut pas croire que ce sera le bonheur, des efforts seront demandés à tous les niveaux".

Pour certains sites menacés, Denis Martin envisage des reconversions locales. "Dans certaines usines où l’avenir peut être remis en cause, le niveau de compétences est tel dans l’automobile qu’un avenir industriel peut s’envisager sur ces sites là, mais d’une manière différente, en anticipant des reconversions sur deux ans. Pour les usines en sous-charge, il faut anticiper la problématique d’une restructuration", laisse entendre Denis Martin. Lors de la conférence de presse de ce jour, il a expliqué que le problème des surcapacités en Europe devrait être résolu entre 18 et 24 mois. Mais le but est clair : "Aujourd’hui, le sujet de préoccupation industrielle, c’est l’efficacité industrielle de nos sites et la restructuration que nous devons mener". Denis Martin lance tout de même quelques pistes concernant le site d’Aulnay : "Si nous devons un jour restructurer Aulnay, le projet sera lié à l’automobile, ce sera connexe et nous anticiperons".

Pauline Ducamp, envoyée spéciale à Genève

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