PSA en passe de se désengager de Sense, sa coentreprise avec Veolia

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Peugeot a l'intention de se désengager de sa filiale Sense, qu'il détient à 60% avec Veolia (40%). L'activité multiservices (chauffage, traitement des eaux, fourniture d'air comprimé, maintenance des bâtiments, gestion de magasins d'approvisionnement...) dédiée aux sites industriels de PSA de Sochaux, Mulhouse et Vesoul avait été détachée du groupe en 2004, avec une garantie d'exploitation des sites jusqu'à la fin 2013.

La section CGT de Sense annonce qu'une réunion extraordinaire aura lieu le 6 février pour informer le comité d'entreprise d'un « projet de sortie de Peugeot-Citroën du capital de Sense ». La direction cèderait ses 60% à Veolia, qui deviendrait l'unique actionnaire. L'opération serait effective en février selon la CGT. Chez PSA, on précise que le calendrier n'est pas encore défini et que dès la création de Sense, PSA avait signifié que le groupe n'avait pas vocation à demeurer au capital, dans le cadre de son recentrage sur ses activités à valeur ajoutée.

A l'époque, un peu plus de 1.000 salariés avaient été transférés dans la nouvelle filiale, mais ils avaient réussi à conserver leurs avantages sociaux. A l'heure actuelle, les quelque 950 salariés de Sense (dont près de 490 à Sochaux, 300 à Mulhouse et le reste à Vesoul) bénéficient toujours du même statut que celui des salariés de Peugeot (augmentations de salaires, convention collective, accords sur le chômage partiel...).

« La direction nous promet pour l'instant que nous conserverons les statuts collectifs actuels, indique Michel Seguin, syndicaliste CGT chez Sense. Mais ce n'est pas la seule inquiétude. Avec le désengagement de PSA disparaîtra aussi l'obligation de reclasser le personnel au sein du groupe. » Le syndicat redoute aussi le caractère dispersé des activités de Veolia, qui laisse planer le doute sur la convention collective qui serait utilisée en cas d'abandon de la convention actuelle. Par ailleurs, l'incertitude est de mise quant à l'activité de Sense au delà de 2013. Selon Michel Seguin, les tentatives pour diversifier les services au delà des seules usines de PSA se seraient révélées jusqu'à présent infructueuses.

Raphaële Karayan

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