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L'Usine Auto

"PSA doit trouver des solutions adaptées à la situation économique"

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Entretien Guillaume Faury, directeur R&D et innovation chez PSA, revient sur le nouveau plan d’économies annoncées la semaine dernière par le constructeur automobile. Parmi les 8000 suppressions, 1400 concernent les équipes de R&D.

PSA doit trouver des solutions adaptées à la situation économique © D.R. - PSA

L’Usine Nouvelle - Le nouveau plan d’économies du groupe PSA prévoit la suppression de 1.400 postes en R&D. Quels sites seront touchés ?
Guillaume Faury -
Ces 400 postes représentent 10% de nos effectifs R&D  en France. Les réductions de postes toucheront l’ensemble des sites avec certaines spécificités suivant les activités réalisées. Avec un marché européen en baisse de 8% en 2012, nous connaissons des baisses de production très significatives, avec pour  conséquence des réductions de postes sur les activités de soutien apportées par la R&D sur les sites industriels. Ensuite, avec notre plan performance baptisé DRIVE lancé en 2011, nous pouvons faire les mêmes développements en moins .d’heures de travail.

Nous allons aussi adapter le plan produits, car nous avons passé notre dernière grande vague d’investissements en 2011 pour le lancement de véhicules, d’usines et de moteurs. Par exemple la nouvelle gamme de moteurs 3 cylindres dont la production est réalisée en France, à Trémery pour la version atmo et à Douvrain pour la version turbo nous serviront de bases techniques pendant au moins une décennie. Ces gros investissements effectués, il est logique de revenir à des investissements plus modérés, avant une prochaine grosse vague qui pourrait intervenir dans quinze ans.

Ce plan touche aussi vos sites R&D à l’international. Allez-vous supprimer des postes en Chine ou au Brésil ?
Hors d’Europe, nos deux grands pôles de R&D se trouvent sur des marchés en croissance. En Chine, l’effectif restera stable, avec 600 personnes. En Amérique Latine, où environ 1300 personnes travaillent en R&D, nous allons réduire les effectifs. 84% de nos effectifs en recherche et développement restent aujourd’hui sur le territoire français.

Est-ce que ce compactage de la R&D ne va pas vous mettre en situation de faiblesse dans les négociations avec General Motors ?
L’alliance avec GM annoncée il y a quatre mois est fondée sur un partenariat équilibré. Dans cette alliance, nous examinons  les points forts de General Motors et les nôtres, pour nous appuyer dessus ensuite. Coté PSA nous avons de réelles forces, dans le domaine des voitures compactes, des petites motorisations et des systèmes de traction. General Motors dispose de compétences importantes dans l’hybride, la télématique et une capacité à se projeter à l’international. Chacun des partenaires amène ce qu’il a de mieux, c’est une approche ‘win-win’. Pour la cinquième année consécutive, PSA est le premier déposant de brevets en France ce qui témoigne de l’intérêt pour la R&D au sein du Groupe.

Dans l’hybride, vous aviez conclu l’année dernière un partenariat avec BMW. Où en êtes-vous de cette coopération ?
Nous avons mis en place ce partenariat pour mener des activités communes de développement de composants électriques. L’Alliance avec GM change la situation et crée de nouvelles opportunités. Du fait de cette alliance, nous sommes aujourd’hui en train d’évaluer des solutions de nature différente, compte-tenu des différences de stratégie entre BMW (haut  et le Groupe.

Philippe Varin a annoncé jeudi 12 juillet de nouvelles coupes dans les investissements. Allez-vous arrêter d’investir pour restaurer votre BFR, au risque de ne plus sortir de nouveaux modèles ou d’innovations technologiques ?
Notre politique est de préparer l’avenir, nous devons trouver des solutions adaptées  au regard de la situation économique actuelle. En revanche, nous ne sommes pas dans une logique d’arrêt des investissements et d’attente. Par exemple, nous investissons beaucoup sur les interfaces homme-machine, le véhicule communicant, les aides à la conduite... On peut imaginer que pour réduire la masse, on réduise les systèmes de sécurité passifs pour privilégier les systèmes actifs. La baisse des dépenses est principalement liée à la fin d’un gros cycle d’investissements. Nous allons laisser ces derniers revenir à un niveau  plus habituel. Ensuite, grâce aux plans mis en place en Europe, en tirant profit des investissements des dernières années et en limitant les réinvestissements, nous allons retrouver des marges de manœuvre financière. Puis nous tirerons les fruits de l’alliance avec GM.

Les sites de Sochaux et Vélizy les plus touchés
Sur les 1.400 postes supprimés en R&D, le site central pour la recherche du groupe, Vélizy-Meudon (Yvelines), paye le plus lourd tribut avec 684 suppressions de postes, soit 12,5% des effectifs du site. Le centre de R&D de Sochaux-Belchamp (Doubs) perd lui 579 postes, soit 5% des 11850 salariés du site. A La Garenne (Hauts-Seine), PSA prévoit 227 suppressions de postes, soit 9% des effectifs. Enfin le site de Carrières-sous-Poissy devrait perdre 22 postes.

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