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PSA confirme examiner des projets d’alliance

Astrid Gouzik , , , ,

Publié le

[ACTUALISE] - Via un bref communiqué de PSA et des déclarations du ministre du Travail, le constructeur aux deux marques confirme la rumeur éventée par la Tribune.fr et le Financial Times.

PSA confirme examiner des projets d’alliance © D.R. - PSA

Le mariage avec General Motors serait proche. C’est ce qu’ont affirmé mardi 21 février deux quotidiens économiques. "Les discussions seraient en cours" selon la Tribune

Un bruit attesté ce mardi matin par PSA, dans un communiqué. Le groupe affirme "examiner des projets de coopérations et d’alliances, sans toutefois citer le nom de General Motors". L'officialisation des discussions se fait par l'intermédiaire du ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui annonce alors que des discussions sont bien en cours entre GM et PSA.

"Le président du groupe, Philippe Varin, m'a informé hier soir de ces discussions pour un partenariat stratégique et m'a dit que c'était une bonne nouvelle pour le groupe parce que cela permettrait de baisser les coûts de revient, assure-t-il sur Europe 1. Mais bonne nouvelle pour le groupe, à mes yeux, si on garde bien la tradition de maintien de l'emploi en France".

Dans la matinée, Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, assure que l'Etat examine avec attention les pourparlers. "Le gouvernement n'interfère pas dans des décisions qui sont prises par de grands groupes privés, mais bien évidemment nous regardons avec beaucoup d'attention et avec beaucoup de vigilance la situation de PSA, parce qu'il s'agit d'abord de la stratégie industrielle de la France et des emplois français", souligne-t-elle.

Du côté du Parti socialiste, Pierre Moscovici explique que "si une alliance et un partenariat stratégique peuvent servir à consolider l'emploi, pourquoi pas ? Mais c'est un terrain sur lequel il faut être vigilant, je ne dis pas suspicieux, mais vigilant".

De son côté le géant américain refuse de confirmer l’information. "GM discute régulièrement avec d'autres (constructeurs) dans le secteur mais n'a pas de commentaire (à faire) sur cette information précise", a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe.

Pourtant, les discussions entre les deux groupes entreraient dans leur phase finale. Ils les ont entamées plusieurs mois auparavant. Ils mettraient au point une véritable alliance et pas seulement des coopérations ponctuelles.

Le "bon partenaire"

Au mois de janvier, après avoir traversé une année 2011 pénible, le Français s’était dit ouvert à l’idée d’une alliance avec un autre constructeur. Au même moment, il démentait les rumeurs, dans la presse italienne,  de rapprochement avec Fiat-Chrysler. Frédéric Saint-Geours, fraîchement nommé directeur des marques, avait expliqué que PSA était avant tout à la recherche du "bon partenaire". "Pour l'instant, il n'y a pas d'alliance en cours", avait-il alors assuré.

Aujourd’hui, PSA ne dispose que de coopérations renforcées : avec Fiat dans l’utilitaire, avec Mitsubishi dans le véhicule électrique et le 4X4 ou encore avec BMW dans les motorisations. Mais aucune alliance avec échange d’actions n’avait encore été envisagée. Début janvier, Frédéric Saint-Geours mettait en avant trois conditions pour une alliance, dont le maintien de l’indépendance du groupe français.

S'il est se confirme, ce partenariat soutiendrait la stratégie de développement à l’international de PSA. General Motors est fortement implanté en Asie, le Français pourrait bénéficier de son aide en Inde où son projet d’implantation a été reporté dans le cadre de son plan de redressement financier.

Vers l'international

Une alliance avec General Motors offrirait aussi de nouvelles débouchées à PSA en Amérique Latine. L’une des grandes interrogations porte sur le résultat d’une telle alliance en Europe. General Motors envisage actuellement de réduire les capacités de production d’Opel, l’une des marques de sa branche Europe. La question des capacités de production revient aussi régulièrement dans la bouche des dirigeants de PSA depuis plusieurs semaines.

Cette alliance permettrait surtout à PSA Peugeot Citroën de consolider sa situation financière, à l’instar de son compatriote Renault. Le second a mieux résisté à l’année 2011 que le premier grâce à l’Alliance avec Nissan.

PSA a vu son bénéfice net divisé par deux en 2011, GM a lui affiché des bénéfices records. La bonne santé de l’Américain pourrait donc venir épauler son possible partenaire. Cela permettrait aussi à PSA de trouver les financements qui lui manquent. 

Avec l'aide de Pauline Ducamp

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