PSA Aulnay : pour Montebourg, la radicalisation n'est pas une solution

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a estimé mercredi que la radicalisation met en danger l'engagement pris de n'envoyer aucun salarié de l'usine PSA d'Aulnay à Pôle emploi. Une centaine de salariés du site de Seine-Saint-Denis l'ont empêché la veille d'inaugurer le Train de l'Industrie.

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PSA Aulnay : pour Montebourg, la radicalisation n'est pas une solution

"On peut décider sur les échecs économiques de rajouter de l'affrontement social. Mais est-ce constructif ? Est-ce que ça crée des conditions de reprise? la réponse est non", a déclaré ce mercredi 20 mars Arnaud Montebourg, réagissant sur France Inter à la manifestation de la veille à la Gare de Lyon à Paris.

Le ministre du Redresseement productif devait y inaugurer mardi le Train de l'industrie. Mais cet événement a été perturbé par des salariés de l'usine de PSA Aulnay. Ces derniers, portant des badges CGT, mais aussi CFDT et Sud, avaient exigé que le ministre vienne les rencontrer et s'exprimer publiquement sur le quai, ce qu'Arnaud Montebourg a refusé de faire. Les manifestants entendaient demander la nomination d'un "médiateur" dans le conflit autour de la fermeture du site d'Aulnay, prévue pour 2014.

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Mais pour Arnaud Montebourg, "plus on utilise l'épreuve de force et plus on radicalise, moins on rend possible" l'engagement "personnel" qu'il a pris de "n'envoyer personne à Pôle emploi" des sites PSA d'Aulnay et de Rennes. "Nous, nous travaillons dans le dialogue. C'est nécessaire dans la période d'affaissement économique que nous vivons dans toute l'Europe. Nous avons besoin de nous unir", a-t-il insisté, pointant du doigt l'attitude de la CGT.

Sur la question de la demande d'un médiateur, Arnaud Montebourg avait assuré la veille que les cinq syndicats sur six qui ont approuvé le plan de restructuration "n'acceptent pas qu'un médiateur vienne reprendre le travail du dialogue social qui vient de s'achever". Il avait ajouté que l'Etat avait déjà nommé "un facilitateur" afin d'apaiser les tensions de plus en plus fortes au sein de l'usine de Seine-Saint-Denis.


Arnaud Montebourg par franceinter

Julien Bonnet

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