Economie

PSA Aulnay en grève avant les négociations sur les primes de départ

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Publié le , mis à jour le 17/01/2013 À 09H53

Tensions sur le site de Seine-Saint-Denis dont la fermeture est prévue pour 2014, alors que s'ouvrent ce jeudi 17 janvier les négociations sur les primes de départ. Mercredi, la direction du site a compté en tout 440 grévistes. La CGT avait appelé à une "grève reconductible avec occupation". La poursuite du mouvement a été confirmée par la CGT ce jeudi.

PSA Aulnay en grève avant les négociations sur les primes de départ

La grève se poursuit ce jeudi 17 janvier à l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois après que la production a été presque totalement bloquée la veille. Le site doit fermer en 2014 et les négociations sur les primes de départ s'ouvrent ce jeudi. La CGT avait appelé à une "grève reconductible avec occupation". "La production est complètement paralysée", a fait savoir ce jeudi le syndicat.

En début de matinée et afin de symboliquement "réveiller les négociations" à coups de sifflets et vuvuzelas, une quarantaine de salariés de l'usine se sont rendus au pied d'un immeuble parisien du XVIe arrondissement qui appartiendrait à Thierry Peugeot, membre du conseil de surveillance du groupe automobile.

"Les salariés d'Aulnay veulent réveiller le dialogue social. Nous attendons de véritables négociations. On compte sur vous M. Peugeot!", s'est exclamée Tanja Sussest, déléguée SIA (syndicat maison) d'Aulnay à l'origine de cette manifestation.

Mercredi, sur les deux équipes de la journée, 500 à 600 ouvriers de production (sur les 3 000 salariés, dont 1 400 à la production, que compte le site) étaient en grève, selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, qui a affirmé à l'AFP que l'usine est "paralysée".

La direction du site a compté en tout 440 grévistes et reconnu que l'usine "a très peu produit" dans la matinée et qu'elle "ne tourn(ait) pas" l'après-midi. Selon des salariés interrogés par l'AFP à la mi-journée, quelques dizaines de voitures seulement ont été produites dans l'atelier de montage mercredi matin, alors que l'équipe a la capacité de faire sortir environ 350 véhicules.

La direction évoque quant à elle "entre 40 et 50 voitures" sorties de la chaîne, tous ateliers confondus. Ce mouvement a débuté à la veille de l'ouverture des négociations sur les mesures d'accompagnement financier pour les salariés qui quitteraient le groupe ou seraient mutés après la fermeture du site.

Julien Bonnet

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