PSA au cœur des discussions politiques

Depuis que le constructeur automobile a annoncé son plan de restructuration et la suppression de 8 000 emplois en France, les réactions se succèdent. Le cas PSA cristallise les oppositions politiques.

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PSA au cœur des discussions politiques

"Il y a, je crois, un devoir de Peugeot vis-à-vis de la nation France". Le préambule est clair. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg ne laissera pas passer les "plans sociaux abusifs", a-t-il déclaré jeudi 12 juillet, lors du journal télévisé de France 2. "Ils doivent être strictement proportionnés aux difficultés de l'entreprise", a-t-il ajouté.

Les grands axes de restructuration annoncés par PSA sont pourtant "indispensables", a plaidé Frédéric Saint-Geours, directeur général des marques du constructeur, ce vendredi 13 juillet. Interrogé sur France Inter, il défendu les décisions du groupe. Il n’a pas fermé la porte à une discussion sur la forme : "il faudra que nous discutions (...) de la mise en œuvre du plan, mais sur les grands principes (...), ces mesures sont indispensables".

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"Par exemple, comment les gens vont être traités par les mesures de reconversion, comment nous allons faire en sorte que chaque salarié ait une solution à son problème d'emploi", a-t-il relevé, citant aussi le projet de réindustrialisation du site d'Aulnay, près de Paris, qui doit être fermé.

Du côté des politiques, le dossier PSA est l’occasion d’égratigner le camp adverse. Ce vendredi matin, c’est Najat Vallaud-Belkacem qui ouvre le feu. "Le gouvernement précédent était parfaitement au courant de ce qui se préparait. En réalité, il a obtenu le silence de PSA pour s'éviter d'avoir à subir les foudres en pleine campagne électorale d'une telle annonce", a accusé la porte-parole du gouvernement sur i-Télé.

"La réalité, c'est que cette décision a été prise depuis longtemps et que rien n'a été fait, ni pour la préparer et préparer notamment la reconversion des salariés, ni pour l'empêcher", a-t-elle ajouté. "Il va falloir que le gouvernement fasse le maximum pour aider les salariés. C'est aujourd'hui notre priorité".

Alors que le gouvernement a indiqué qu’un plan de soutien à la filière automobile serait présenté le 25 juillet, elle a soutenu : "La question (qui se pose) est celle de la stratégie industrielle et le gouvernement, l'Etat a un rôle à jouer pour définir, avec ces grands acteurs de l'industrie automobile, comme de l'industrie de manière plus générale, cette stratégie".

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