Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

PSA arrête toutes ses usines françaises... pour une semaine

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Tous les sites de production du groupe PSA en France sont placés en chômage partiel du 27 au 31 octobre. Cette décision vise à réduire les stocks, et ainsi les coûts fixes de l’entreprise.

PSA arrête toutes ses usines françaises... pour une semaine © D.R. - PSA Peugeot Citroën

Les usines de PSA ont aussi leurs vacances de la Toussaint. Le groupe automobile a fermé ses sites de production français toute une semaine, du 27 au 31 octobre. Usines d’assemblage comme usines de mécaniques et brut, toutes sont concernées. Seule l’usine de Sochaux (Doubs) continue de tourner, afin de produire (entre autres) la 308, cinquième véhicule le plus vendu en France depuis janvier 2014.

Sevelnord travaille

L’usine de Sevelnord (Nord) conserve elle aussi quelques jours d’activité, entre lundi et mercredi. "Jeudi et vendredi sont chômés, mais 380 personnes [sur 2150 au total, ndlr] seront tout de même en formation jeudi et vendredi, en vue du nouveau projet de véhicule K0", explique Eric Schwamberger, délégué syndical CFE-CGC pour le site nordiste. Spécialisée dans l’utilitaire, l’usine de Sevelnord produit essentiellement à la commande, notamment pour Toyota et pour des flottes de véhicules. Elle ne dispose donc pas de stocks. Sur 380 véhicules produits par jour en novembre, 60 seront ainsi destinés à Toyota.

Chômage partiel

Sur les sites à l’arrêt, la plupart des opérateurs comme des techniciens agents de maitrise (TAM) ont été placés en chômage partiel durant cette semaine. Les autres membres du personnel ont eux été incités à poser des RTT et des congés payés. Une pratique dénoncée par la CGT qui évoquait en fin de semaine dernière dans un communiqué un "chômage fiscal".  Si PSA a beaucoup souffert de chômage partiel ces dernières années, à cause de ventes en berne, cette semaine chômée ne correspond pas (seulement) à un manque d’appétence des clients pour les véhicules du groupe. Elle fait partie intégrante du plan de redressement "Back in the race", lancé en avril par Carlos Tavares. Le but de ce plan est de réduire les coûts fixes du groupe et les stocks de véhicules en font partie. L’un des leitmotivs du nouveau patron de PSA est donc de les réduire au maximum.

Réduction des stocks

"Il faut coller à la demande", résume un salarié de Mulhouse (Haut-Rhin). En stoppant l’activité de ses usines une semaine, PSA ajuste ses stocks pour rester proche des 60 jours, seuil atteint début octobre sur l’ensemble du flux de production. "Derrière cette baisse des stocks, il y a clairement une question d’immobilisation voire d’imposition", déclare un responsable syndical. Avec la reprise de l’activité début novembre et la règle du paiement à 60 jours des fournisseurs, cette semaine d’activité devrait également permettre à PSA de repousser le règlement de ses prochaines commandes fournisseurs à 2015, donc lisser un peu plus son bilan 2014.

Flexibilité des sites

Si elles sont globalement satisfaites de voir les comptes du groupe se redresser, les organisations syndicales émettent des réserves sur cette politique de flexibilité. Dans l’usine mécanique de Trémery (Moselle), pas moins de quarante comités d’entreprise exceptionnels se sont tenus depuis le début de l’année pour ajuster à la hausse ou à la baisse la production. "Il faut davantage réfléchir à long terme, ne pas se limiter à cette politique de stop-and-go, car les sites industriels ne sont pas encore tous au point pour la supporter", souligne Serge Maffi, délégué syndical central SIA/GSEA.

Les salariés ne comprennent pas toujours cette nouvelle organisation. A Sevelnord par exemple, l’arrêt des usines de mécanique fin décembre pour les congés entraîne un arrêt de la production, qui sera rattrapée sur des samedis en janvier. "La flexibilité n’est pas un gros mot, mais elle doit être appliquée de manière raisonnable, rappelle Franck Don, délégué syndical central CFTC. Les opérateurs ne peuvent pas être la seule variable d’ajustement". Cette semaine de chômage partiel s’annonce comme la dernière de 2014, avant les congés annuels de fin d’année, le 19 décembre. Cependant, début janvier 2015, d’autres jours de chômage partiel pourraient être engagés, en particulier sur les sites de mécaniques qui produisent moteurs et boîtes de vitesse.

Pauline Ducamp

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

28/10/2014 - 12h07 -

Les syndicats s’étonnent que l'on demande de la flexibilité aux usines du groupe PSA ,sont-ce des Bisounours ?? Messieurs il faut coller à la demande tout comme le font les fournisseurs qui grâce à leur productivité et flexibilité collent déjà à la réalité du marché automobile et y contribuent par de nombreux efforts. Vous les syndicalistes faites preuve d'un déni de réalité.
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle