Prudence en vue en Europe, le variant Delta pèse

par Blandine Henault

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Prudence en vue en Europe, le variant Delta pèse
Les principales Bourses européennes sont attendues sur une note stable ou légèrement baissière mardi à l'ouverture, les initiatives restant limitées par les craintes autour de la propagation du variant Delta du coronavirus et de son impact sur la reprise économique, qui ont déjà fait chuter les cours du pétrole et des métaux de base. Les contrats à terme signalent une hausse symbolique (+0,04%) pour le CAC 40 parisien, un repli de 0,09% pour le Dax à Francfort et une baisse de 0,11% pour le FTSE à Londres. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues sur une note stable ou légèrement baissière mardi à l'ouverture, les initiatives restant limitées par les craintes autour de la propagation du variant Delta du coronavirus et de son impact sur la reprise économique, qui ont déjà fait chuter les cours du pétrole et des métaux de base.

Les contrats à terme signalent une hausse symbolique (+0,04%) pour le CAC 40 parisien, un repli de 0,09% pour le Dax à Francfort et une baisse de 0,11% pour le FTSE à Londres.

La séance de lundi a été marquée par la forte baisse des cours du brut et des métaux sous l'effet conjugué de la hausse du dollar et des inquiétudes relatives au retour de mesures de restrictions sanitaire en Asie, et particulièrement en Chine.

Si l'heure est au rebond mardi sur le pétrole et les métaux, les inquiétudes n'en restent pas moins présentes.

"Avec la propagation du variant Delta, les gérants qui étaient surinvestis sur le thème de la réouverture continuent de déboucler leur position sur cette thématique parce qu'elle ne fonctionne pas en ce moment", explique Dennis Dick, trader chez Bright Trading.

LES VALEURS À SUIVRE :

À WALL STREET

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé lundi, seul le Nasdaq ayant progressé.

L'indice Dow Jones a cédé 0,30% à 35.101,85 points, le S&P-500 a perdu 0,09%, à 4.432,35 points tandis que le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,16% à 14.860,18 points.

Le secteur financier a enregistré des gains, dans le sillage de la remontée des rendements obligataires, mais celui de l'énergie a reculé avec les cours du brut et pesé sur les indices de Wall Street. L'indice S&P de l'énergie a reculé de 1,27%.

EN ASIE

Après un week-end de trois jours, la Bourse de Tokyo a progressé de 0,24%, soutenue par des publications de résultats d'entreprises même si les craintes sur la pandémie ont limité les gains.

En Chine continentale, les indices boursiers se sont retournés à la hausse après avoir souffert dans un premier temps des déclarations de la Banque populaire de Chine, qui a dit vouloir maintenir une politique monétaire stable, douchant les espoirs d'un assouplissement pour faire face au ralentissement de l'économie.

L'indice CSI 300 gagne 0,43% et l'indice composite de la Bourse de Shanghai prend 0,41%.

A Hong Kong, le Hang Seng profite pour sa part du rebond des valeurs technologiques et s'adjuge 0,84%.

CHANGES/TAUX

Le dollar et les rendements obligataires américains restent soutenus par les anticipations d'un prochain resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale après la publication vendredi d'un rapport sur l'emploi meilleur que prévu.

Le billet vert évolue au plus haut depuis le 23 juillet face à un panier de devises de référence et depuis quatre mois face à l'euro, revenu à 1,1736 dollar.

"Le marché est en train de réévaluer le 'tapering' [la réduction des achats d'actifs, ndlr] de la Fed. Cela ne fait que commencer et je m'attends à ce que l'ajustement du marché se poursuive. Le marché va probablement tester le plus bas niveau de l'euro depuis le début de l'année (1,1704 dollar le 31 mars)", estime Jun Arachi, stratège chez Rakuten Securities.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans est au plus haut depuis la mi-juillet, à 1,3186% après un creux à 1,127% il y a moins d'une semaine.

Son équivalent allemand est inchangé dans les premiers échanges, à -0,46%.

PÉTROLE

Les cours du brut repartent de l'avant mardi après avoir touché un plus bas de trois semaines la veille, mais le rebond est limité par les inquiétudes persistantes sur la pandémie et les restrictions sanitaires, qui pourraient peser notamment sur la demande en Chine.

Le baril de Brent regagne 1,1% à 69,8 dollars, après avoir cédé 2,3% lundi, et celui du brut léger américain (WTI) prend 1,38% à 67,4 dollars, après un repli de 2,6% la veille.

"Il y a encore beaucoup d'incertitudes sur la façon dont la situation du COVID-19 en Chine va évoluer et ce que cela signifie pour la demande et les prix du pétrole", ont commenté dans une note les analystes d'ING Economics.

MÉTAUX

L'or regagne du terrain après avoir touché un plus bas de quatre mois lundi, pénalisé par le renchérissement du dollar.

Le cours spot du métal jaune gagne 0,33% à 1.735,24 l'once.

Même rebond pour les cours des métaux industriels: le contrat à trois mois sur le cuivre à Londres prend 1% à 9.454 dollars la tonne, soutenu par des inquiétudes concernant la production de la mine chilienne Escondida, la plus grande au monde, où des négociations sont engagées pour éviter une grève.

(Avec Hideyuki Sano, Aaron Sheldrick, Paulina Duran et Matt Scuffham, édité par Marc Angrand)

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS