Prudence en vue à Wall Street, la baisse l'emporte en Europe

par Marc Angrand

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Prudence en vue à Wall Street, la baisse l'emporte en Europe
Wall Street est attendue stable mardi après un week-end de trois jours mais la plupart des Bourses européennes reculent à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 0,24% à 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,09% et à Francfort, le Dax recule de 0,34%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue stable mardi après un week-end de trois jours mais la plupart des Bourses européennes reculent à mi-séance, des indicateurs économiques en demi-teinte l'emportant sur la hausse ininterrompue des prix pétroliers.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture pratiquement stable pour le Dow Jones comme pour le Standard & Poor's 500 et le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,24% à 6.551,72 points à 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,09% et à Francfort, le Dax recule de 0,34%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,24% mais le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 sont pratiquement inchangés.

En Europe comme aux Etats-Unis, la prise de risque devrait rester limitée au moins jusqu'à la publication à 14h00 GMT de l'indice ISM du secteur américain des services, qui donnera de nouvelles indications sur la vigueur de la reprise.

Mais le principal rendez-vous économique de la semaine sera mercredi le compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale, qui pourrait relancer les spéculations sur l'évolution des taux d'intérêt et des achats d'obligations réalisés par la banque centrale d'ici la fin de l'année.

En Europe, les indicateurs du jour sont mitigés: les ventes au détail dans la zone euro en mai ont dépassé les attentes avec un rebond de 4,6% sur un mois et de 9% sur un an et l'indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne, bien qu'en repli, préfigure toujours une reprise solide mais les commandes à l'industrie allemande affichent une baisse inattendue en mai.

La tendance des marchés est par ailleurs influencée par la hausse continue des cours du pétrole faute d'accord à l'Opep+ sur l'inflexion à donner à la stratégie de production du groupe.

VALEURS EN EUROPE

Les chiffres décevants des commandes à l'industrie en Allemagne pénalisent le secteur automobile européen, dont l'indice Stoxx recule de 1,27%: Daimler abandonne 2,04%, BMW 2,02%, Renault 2,58% et Michelin 1,32%.

La plus forte baisse du Stoxx 600 comme du CAC 40 est pour Alstom, qui chute de 5,55% après des prévisions de trésorerie jugées inquiétantes par plusieurs analystes.

Le compartiment des transports et des loisirs (+0,83%) continue de bénéficier des annonces du gouvernement britannique sur la levée des restrictions sanitaires et la réouverture des frontières allemandes aux touristes en provenance du Royaume-Uni. IAG gagne ainsi 1,49%.

Le spécialiste britannique des technologies de la distribution en ligne Ocado prend 2,27% après la publication de son chiffre d'affaires trimestriel, accompagné de prévisions solides et d'un nouveau contrat avec Auchan en Espagne.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain restent orientés à la baisse, à

1,4255% pour les titres à dix ans dans l'attente des "minutes" de la Fed, et les rendements de la zone euro leur ont emboîté le pas après un début de séance bien orienté.

Celui du Bund allemand à dix ans retombe ainsi à -0,228% après un pic à -0,198% en tout début de matinée avec la hausse des prix pétroliers.

CHANGES

Le dollar est de nouveau bien orienté face aux autres grandes devises (+0,13%) mais il n'a toujours pas retrouvé le niveau auquel il évoluait avant les chiffres de l'emploi américain vendredi. L'euro recule à 1,1838 dollar (-0,19%).

La hausse du pétrole profite par ailleurs aux monnaies de pays exportateurs d'hydrocarbures, comme la couronne norvégienne ou le dollar canadien. Le dollar australien bénéficie quant à lui de l'annonce par la RBA, la banque centrale d'Australie, d'un premier pas vers la réduction de ses achats d'actifs, même si elle n'envisage pas de hausse des taux pour l'instant.

PÉTROLE

Le nouveau report des discussions entre pays de l'Opep+, conséquence de leur désaccord sur le rythme du relèvement de leur production, a porté le prix du baril à de nouveaux plus hauts: le Brent a atteint 77,84 dollars, un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis octobre 2018, avant de revenir à 77,38 (+0,29%) et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est monté à 76,98 au plus haut depuis novembre 2014; il est ensuite retombé à 76,43 (+1,69%).

(Reportage XXXX, version française Marc Angrand)

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